Les créanciers, eux-mêmes acculés par leurs travailleurs, réclament plus de 30 milliards de centimes.
Hier, l'affaire des 15 entreprises algériennes qui n'ont pas été payées par Cap-Hi-Tech et Gain, des sous-traitants coréens travaillant au profit de Samsung, a pris une nouvelle tournure. Des représentants de ces entreprises algériennes rapportent à cet effet que le bureau du comptable qui s'occupait des affaires de la firme Gain a connu une tentative de vandalisme. «Nous avons alerté les gendarmes pour constater la tentative d'effraction, et le comptable a d'ailleurs introduit une plainte auprès de la justice. Cet acte témoigne à nos yeux d'une volonté d'effacer toute trace comptable. Plus grave encore, en venant ce matin (hier-ndlr-) on n'a pas trouvé une partie de notre matériel», affirme l'un des entrepreneurs.
Au sujet des suites qui leur ont été réservées, après le sit-in tenu dimanche dernier devant le siège de Samsung, les entrepreneurs algériens rapportent qu'après la rencontre avec le chef de cabinet du wali, le chef de projet de Sonatrach s'était déplacé auprès des cadres de Samsung pour tenter de trouver une issue à la situation. «En dépit de toute sa bonne volonté, il n'a réussi à avoir aucune garantie. Il nous a informé que Samsung n'est nullement responsable de cette situation qui incombe, selon ses dires, aux seuls sous-traitants Cap-Hi-Tech et Gain. Il nous a également conseillé de nous constituer en collectif et déposer une plainte contre les deux sous-traitants cités. Pour nous, ce sont leurs sous-traitants et ils doivent en assumer toutes les responsabilités», témoigne l'un des entrepreneurs concernés, qui se disent leurrés. «On a travaillé durant 15 mois au profit de 2 sous-traitants de Samsung dans le cadre du projet de réhabilitation de la raffinerie de Skikda et on n'a pas été payés.
Le plus grave est que ces deux sous-traitants ont plié bagage sans avertir et sont rentrés en Corée laissant derrière eux des dettes de plus de 30 milliards de centimes» expliquent-t-ils, avant de poursuivre: «Non seulement nous n'avons pas été payés, mais nous devons débourser pour nous acquitter des charges et payer nos impôts. L'un de nous qui s'occupait du volet de la maintenance n'a pas pu payer ses 200 employés. Aujourd'hui, il se retrouve devant la justice après la plainte introduite par ses travailleurs qui réclament leurs salaires». A rappeler que dimanche, l'accès du siège administratif de Samsung, implanté dans le pôle hydrocarbures de Skikda, avait été bloqué par les entrepreneurs algériens. Durant toute cette journée, des véhicules avaient été disposés, juste à l'entrée, empêchant toute circulation. En dépit des tentatives des éléments de la brigade de gendarmerie de Ben M'hidi pour désamorcer cette crise, l'entrée est demeurée fermée et n'a été ouverte qu'hier matin.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Khider Ouahab
Source : www.elwatan.com