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Des citoyens observent un sit-in devant le siège de la daïra Dans l'espoir de bénéficier d'un toit



Des citoyens observent un sit-in devant le siège de la daïra                                    Dans l'espoir de bénéficier d'un toit
Beaucoup vivent dans des conditions très difficiles, occupant qui un garage, qui une bicoque menaçant ruine'
Des dizaines de citoyens se sont rassemblés hier pour bloquer le siège de la daïra de Skikda et fermer l'artère longeant l'édifice. Selon des protestataires, ce sit-in a été presque improvisé. «Nous sommes venus pour rencontrer le chef de daïra en ce jour de réception, malheureusement, on est venu nous informer qu'il était pris par d'autres obligations et qu'il ne pouvait pas nous recevoir. Cette situation se répète chaque semaine alors que nous continuons de vivre dans la précarité. Refusant cet état de fait, tous ceux qui attendaient ont décidé alors de sortir pour occuper la rue et exprimer leur colère», explique l'un des manifestants.
Ces citoyens, tenaient dans leur majorité, à faire porter connaissance aux responsables les dures conditions qu'ils endurent. «J'habite dans des bureaux de la bibliothèque communale depuis plusieurs mois déjà. Au départ, je ne devais y passer que quelques jours après le sinistre qui a frappé ma famille suite aux dernières inondations de l'hiver passé. Depuis l'on semble nous avoir oubliés moi et mes enfants», a affirmé un autre mécontent. D'autres citoyens habitant des quartiers de l'ancienne ville de Skikda reviennent sur les promesses vaines qu'on ne cesse de leur faire depuis des décennies. L'un ne manquera pas d'exprimer son ras-le-bol en disant: «Je loge dans un garage en payant un loyer de 20 000 DA, alors que j'ai déposé mon dossier de demande de logement au courant des années 1970. Ici à Skikda on ne comprend plus rien et on se demande à qui ont profité les logements construits depuis. Il y a même des appartements qui n'ont jamais été occupés car leurs bénéficiaires n'ont jamais mis les pieds à Skikda.»
Une veuve, mère de famille, n'a pas caché, elle non plus son amertume en déclarant: «Mes enfants ont grandi et nous continuons à vivre à six dans un F1 délabré. Je veux bien poser la question aux responsables s'ils peuvent vivre, ne serait ce qu'une seule journée, dans ces conditions. Je suis native de cette ville mais on ne nous jamais accordé un programme de logements. A chaque attribution, les habitants des quartiers menaçant ruine, comme Souika, Sebaâ Biar et Houmet Ettalyène, sont écartés et nous voyons encore des étrangers à la ville, voire à la wilaya servis. C'est une injustice qui continue de frapper les habitants de Skikda.»
D'autres vont encore plus loin en estimant que pour bénéficier d'un logement à Skikda il faut soit avoir «de larges épaules», soit construire un gourbi, ou attendre que les bâtisses menaçant ruine tombent sur la tête de leurs occupants. A relever que la dernière attribution de quelques dizaines de logements sociaux dans la ville de Skikda remonte à 2003. C'est déjà tout dire.
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