Skikda - A la une

De femmes et de paillettes



De femmes et de paillettes
La galerie d'art de la Maison de la culture de Skikda abrite, depuis hier, une exposition rétrospective de l'artiste- peintre Nadira Ghazi.Les ?uvres exposées, plus d'une trentaine, retracent le long cheminement de cette dame autodidacte, et dénotent également d'une certaine touche féminine emplie de tradition et de paillettes. Une thématique qui revient presque dans toutes les créations proposées au public. En dehors de toute considération artistique, on relève dans cet ensemble comme un désir intrinsèque de féminisme qui semble guider l'artiste dans sa quête du beau. La femme, belle par définition, demeure l'?uvre majeure de Mme Ghazi. Elle est omniprésente.Cette passion pour la peinture, Mme Ghazi la doit d'abord à son cercle familial. «J'ai peut-être eu la chance d'avoir été élevée à El Kobbia, dans une famille nombreuse, où tout le monde était artiste à sa façon. Pour vous dire, j'ai une s?ur, atteinte de cécité, mais qui, à ce jour, continue de peindre. Aujourd'hui, la relève est assurée par mes trois filles, elles aussi éprises de toiles et de palettes», dit Mme Ghazi.Cette même passion, elle la doit aussi au fait qu'elle passa une partie de sa jeunesse à flâner dans les galeries algéroises. «Je pratiquais à l'époque le volley-ball. Avec quelques filles de Skikda, comme Rabha Boughlita, Hafida Abdelbaki, Fadila Saadin et d'autres encore, on formait l'équipe de la Sonatiba. Cette activité m'a permis de voyager et de là à voir de plus près ce qui se faisait dans le domaine artistique au niveau national».Pour revenir à sa passion, Mme Ghazi reconnaît qu'elle demeure intacte. Seuls les supports, l'approche ou l'imaginaire ont changé. «Mes premiers supports étaient les tableaux de classe et l'asphalte. Enfant, je dessinais déjà et j'avais même obtenu quelques prix». Et aujourd'hui ' «C'est vrai qu'à mes débuts j'utilisais la toile, puis je me suis mise à m'essayer à d'autres supports, comme le faux daim, le bois, la faïence et le marbre.Je me sens plus à l'aise dans ces techniques, car elles me permettent de densifier et de texturer mes toiles.» Ce qui reste vrai en somme, car en visitant son exposition, on est perpétuellement interpellés par ces chatoyantes paillettes dont elle habille ses sujets au relief mesuré. L'exposition, qui mérite le détour, ne serait-ce que pour voir autre chose, est maintenue à la galerie d'art de la maison de la culture jusqu'au 14 mars prochain. Laissez-vous tenter.
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