Skikda - A la une

Appel à la classification de Guerbes-Sanhaja



Cet appel est devenu impératif, vu les agressions multiformes surtout de la part des activités agricoles qui influent négativement sur son couvert végétal en nette régression et aussi sur les eaux de surface et souterraines.Les spécialistes étaient unanimes à appeler à la classification en urgence de la zone humide Guerbes-Sanhaja comme réserve nationale protégée pour la sauvegarde de sa biodiversité. C'était lors d'une journée d'étude organisée jeudi dernier à l'occasion de la Journée mondiale des zones humides à l'université du 20-Août-1955. Cet appel est devenu impératif, vu les agressions multiformes surtout de la part des activités agricoles qui influent négativement sur son couvert végétal en nette régression et aussi sur les eaux de surface et souterraines. Sa prise en charge financière par la conservation des forêts est pratiquement impossible, vu les faibles moyens financiers dont elle dispose et nécessite alors l'intervention de la tutelle pour faire avancer les démarches et ainsi arriver à faire reculer les agressions qui vont peser sur notre équilibre écologique.
Lors de son intervention, le conservateur des forêts de Skikda, Ahmed Bensedira, a fait savoir que ses services ont répertorié 12 000 oiseaux d'eau migrateurs et 40 espèces dans cette zone, tout en révélant qu'en 2014 seulement 8000 0sujets ont été répertoriés pour arriver à 12 000 en 2017, soit une augmentation de 30% en trois ans. La zone Guerbes-Sanhaja a été classée zone humide d'importance internationale en 2001 en Iran.
Elle s'étend sur 42 000 ha à l'est de Skikda, répartie sur trois communes qui sont La Marsa, Ben Azzouz et Djendel Mohamed Saâdi, jusqu'aux limites administratives de la wilaya de Annaba. L'exploitation des eaux de surface des lacs de cette zone pour l'irrigation des cultures surtout de la tomate et de la pastèque est la menace la plus décriée par les spécialistes. Ce sont par contre des activités qui créent le plus grand nombre d'emplois saisonniers dans cette région pauvre qui est leader national en matière de production de la tomate industrielle et de la pastèque. D'autres activités palliatives sont proposées pour faire reculer l'exploitation des eaux de cette zone. Pour ce faire, deux conventions ont été signées entre l'université de Skikda avec la conservation des forêts et une autre avec le secteur de la pêche et de l'aquaculture.
Ces conventions vont orienter les activités agricoles qui ne nécessitent pas une grande utilisation d'eau, comme l'arboriculture, et aussi par le développement de l'aquaculture. Des conventions scientifiques qui permettent aux étudiants chercheurs d'exploiter cette zone dans leurs études afin de proposer des solutions qui seront remises à ces deux directions. Le travail de sensibilisation des riverains à l'exploitation rationnelle de ses eaux et la formation pédagogique des enfants pour leur inculquer la culture de la protection de l'environnement sont autant de propositions débattues, sans oublier la dissuasion légale par l'application de la loi surtout contre le pâturage, l'extraction intensive et le pillage du sable.
A. Boukarine
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