
Aucune perturbation n'a été enregistrée dans les livraisons de gaz algérien à la France, a assuré le P-DG de Sonatrach.Le président-directeur général de Sonatrach, Amine Mazouzi, s'est exprimé, jeudi, dans une conférence de presse organisée jeudi au siège de la compagnie, en marge de la signature de deux accords en matière de pétrochimie avec Versalis, la filiale de l'Eni et la société indienne Eil, sur la prétendue rupture de l'approvisionnement de la France en gaz algérien. Il a apporté un démenti formel à ce qu'il a considéré comme des spéculations. "Nous n'avons entendu ni Sonatrach ni Engie (ex-Gaz de France) parler de manque d'engagement. Ce sont des tiers, des spéculations. Il y a eu une vague de froid en Europe qui n'était pas prévue et qui a été accompagnée d'une très forte demande (en gaz). Tout le monde est alors allé chercher du gaz et l'Algérie a été un fournisseur très fiable et a concouru à couvrir une partie de cette demande. C'est une polémique qui a été créée de toutes pièces et qui ne concerne ni Sonatrach ni Engie." Le premier responsable de la compagnie pétrolière nationale a ajouté que Sonatrach entretient de bonnes relations avec le groupe français Engie qui enlève annuellement 8,5 milliards de mètres cubes de gaz algérien, soit plus de 10% des exportations algériennes de gaz. "L'Algérie est un fournisseur fiable en gaz. Nous avons honoré nos engagements et répondu à toutes les demandes convenues entre les deux parties notamment durant le mois de janvier et même pendant l'arrêt technique du complexe pétrochimique de Skikda, un arrêt routinier pour maintenance", a-t-il argué. D'ailleurs, dès la fin de la conférence, Sonatrach a annoncé la reprise de la production de GNL de ce complexe pétrochimique, alors que l'arrêt pour maintenance devait durer jusqu'en février. "Sonatrach continuera ainsi ses approvisionnements avec davantage de cargaisons vers Engie. L'arrêt technique n'a été à l'origine d'aucune perturbation de l'approvisionnement de la France", a souligné Amine Mazouzi, ajoutant que, concernant les prix du gaz, "ils ne concernent que Sonatrach et Engie. Lorsqu'il y a une relation commerciale entre les deux sociétés, les prix sont, évidemment, révisés annuellement". Il convient de rappeler qu'un responsable de GRTG gaz en France a fait état d'une rupture d'approvisionnement du sud-ouest de l'Hexagone en gaz algérien. Une déclaration relayée par les médias et largement commentée laissant croire à des difficultés de Sonatrach à couvrir la partie de la demande française, correspondant aux engagements contractuels de la compagnie pétrolière nationale à l'égard de son client français. En raison de la vague de froid, Engie aurait demandé à Sonatrach des quantités supplémentaires de gaz. Une requête que cette dernière a rejetée en raison de ses engagements avec d'autres clients. Cette polémique risquait de compliquer la relation énergétique entre l'Algérie et la France, déjà difficile avec le contentieux entre Sonatrach et Total. La mise au point du P-DG de Sonatrach tend à apporter de la sérénité propice au règlement des différends et à une amélioration de ces rapports bilatéraux dans le secteur des hydrocarbures. Au cours de la conférence de presse, M. Maaliou, directeur exécutif chargé de la commercialisation à Sonatrach, a précisé qu'en 2016, l'Algérie a exporté pour 54 milliards de mètres cubes de gaz, dont l'équivalent de 16 milliards de mètres cubes de GNL. Une croissance de 8 à 9 milliards de mètres cubes par rapport à 2015. En 2017, l'objectif est d'atteindre le même volume, voire une progression de 1 à 2 milliards de mètres cubes. "Les recettes gazières représentent 30% des recettes globales d'exportations de l'Algérie", a ajouté la même source.K. Remouche
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Remouche Khaled
Source : www.liberte-algerie.com