Après presque un mois de "chômage technique", les salons de coiffure pour dames de la ville de Skikda renouent avec les bonnes affaires avec le traditionnel pic de la demande précédant la fête de l'Aïd El Fitr.L'engouement est si fort que les salons, notamment ceux du centre-ville, ouvrent très tôt le matin pour ne fermer qu'à une heure très tardive, parfois au-delà de 2 heures du matin).
Latifa, 45 ans, gérante d'un salon situé au coeur de l'antique Rusicada, ouvre, depuis deux ou trois jours, le magasin à 6 heures. A midi, de nombreuses clientes, jeunes et moins jeunes, attendent leur tour en position debout faute de places assises.
"Toutes veulent une coloration ou une coupe +tendance+ qui mettrait en valeur leur chevelure et leur beauté, et dans certains cas, ce n'est pas dans la poche !", sourit Latifa qui reconnaît "réaliser d'excellentes affaires dans le sillage de l'Aïd et des fêtes de mariage".
Depuis le début du mois sacré de Ramadan, les affaires battaient de l'aile, selon cette professionnelle, connue et "courue" sur la place de Skikda, qui affirme aussi avoir été "contrainte de mettre ses coiffeuses en congé".
Ce n'est que depuis quelques jours que le vent est de nouveau en poupe à la faveur des cérémonies de circoncision qui ont habituellement lieu durant la dernière semaine du mois de jeûne.
Les deux dernières journées de Ramadan sont les plus intenses et durant la Nuit du doute (soir du 29ème jour du mois sacré), l'affluence des femmes atteint son paroxysme et l'on commence même, parfois, à se bousculer, affirme Latifa qui avoue "se voir ainsi obligée de travailler jusqu'au lever du jour pour satisfaire toutes (ses) clientes". Il arrive même que le salon baisse rideau pour pouvoir "travailler tranquillement, sans être dérangées par l'arrivée de nouvelles clientes", ajoute cette coiffeuse.
Côté clientes, la préoccupation est la même : paraître sous un nouveau look, valorisant au mieux leur féminité. Faïza (26 ans) veut ainsi une nouvelle coupe bien tendance alors qu'Imane (35 ans) est à la recherche de quelques soins pour sa peau après "un mois éreintant passé dans la cuisine".
Fidèle cliente du salon, Hakima (56 ans) ne conçoit pas un Aïd sans une chevelure bien apprêtée. Pour elle, le salon de coiffure est un "passage obligé pour toute dame ou jeune fille et même pour les fillettes qui, elles aussi, sont de plus en plus nombreuses à vouloir une coupe bien assortie à leurs habits tout neufs de l'Aïd.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz