La situation des travailleurs du CP1K a atteint un seuil alarmant : trois des grévistes de la faim ont été transférés vers l'établissement hospitalier de Skikda car souffrant d'hypoglycémie.
Les travailleurs qui se sont rapprochés de nous sont unanimes à contester une décision pour le moins inadmissible : le médecin du travail du CP1K a été interdit d'examiner les grévistes. Ces derniers auraient été, selon leurs dires, obligés de recourir aux services de la Protection civile et du médecin de la FIR (force d'intervention de réserve). Un élan de soutien s'en est suivi de la part des travailleurs du CP1K. Dans une missive dont nous détenons une copie, les travailleurs mettent en garde contre les conséquences pouvant découler de cette grève de la faim. Ils en appellent aux instances pour «arrêter ce crime». Pour rappel, la grève de la faim a été enclenchée par huit travailleurs le mardi 8 novembre dernier. Elle a été initialement motivée par la non-satisfaction de 5 revendications. Il y a eu les trois premières revendications qui ont été derrière le mouvement de contestation entamé le 8 mars à savoir la réintégration au sein de la Sonatrach à partir de janvier 2010 ; l'attribution de la bonification à hauteur de 25/° à partir du 1er juillet 2008 (revalorisation salariale) et l'application des décisions du procès-verbal de la réunion de novembre 2009 relatives au glissement de deux catégories pour l'ensemble des agents en activité au moment où les cadres ont déjà bénéficié de cette mesure (revalorisation salariale partielle). De sit-in en sit-in, la situation au sein du complexe des matières plastiques n'a fait qu'empirer. D'où la survenue de deux autres revendications, à l'origine de la grève de la faim, à savoir la levée des sanctions salariales prises contre les travailleurs grévistes (ponction sur le salaire d'avril 2011) et la cessation des représailles de la part des responsables contre les contestataires. Du côté de la division pétrochimie (ex-ENIP), on est catégorique, il n'y a pas eu de représailles, il y a eu application du règlement intérieur. Concernant le médecin, «c'est faux ! le médecin est là pour les assister dans les cas sérieux, il ne peut l'être tout le temps. D'ailleurs, jeudi, c'est dans l'ambulance du CP1K, assistée par celle de la DOS, qu'a été transféré le gréviste qui a eu une hypoglycémie de 0,4 g», nous dit-on. Les grévistes se sont apparemment bien installés avec tentes et matelas, l'interruption de la grève n'est apparemment pas pour demain. La sagesse doit prévaloir dans ce genre de situation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zaid Zoheir
Source : www.lesoirdalgerie.com