
L'Algérie a fait le " bon choix " en procédant, le 24 février 1971, à la nationalisation historique de ses hydrocarbures. L'évènement est une source de " fierté légale " de tous les Algériens car il s'agit d'un acte qui a couronné l'indépendance de l'Algérie. La célébration du 43e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures aura cette année un caractère particulier. D'abord, le contexte politique et sécuritaire, puis les élections présidentielles, notamment le pessimisme qui règne quant à l'avenir de l'économie algérienne avec la baisse de production des hydrocarbures.Cet évènement est célébré chaque année voilà plus de 43 ans mais dès qu'un brouillard apparaît dans la conduite stratégique de la politique énergique, on ne rate pas l'occasion pour fournir des assurances et des chiffres afin d'assurer les Algériens sur la bonne gestion de cette richesse. Ainsi, lors d'un entretien accordé à l'APS, le ministre de l'Energie et des Mines, Youcef Yousfi est revenu sur les différents évènements relatifs au secteur, notamment celui qui a changé l'avenir de l'Algérie. Le potentiel en hydrocarbures mis en évidence par les découvertes dépasse les quantités extraitesDe ce fait le ministre a affirmé que le volume des réserves initialement en place dans les gisements exploités depuis longtemps observe une baisse correspondant aux quantités extraites mais que le potentiel en hydrocarbures mis en évidence par les découvertes réalisées, représente des volumes cumulés dépassant ceux produits durant la même période. "Parallèlement aux travaux de recherche, la plupart des découvertes sont suivies d'un certain nombre de travaux, notamment les forages dits de délinéation (...) le traitement et l'analyse des données générées par ces travaux permettent de réévaluer les découvertes déjà réalisées et l'on aboutit souvent à des résultats différents de ceux annoncés lors de la réalisation de la découverte" a ajouté M. Yousfi. Selon lui, les volumes obtenus après réévaluation sont plus importants dans certains cas que ceux initialement annoncés. A propos du démarrage de la production d'hydrocarbures en offshore en Algérie, M. Yousfi a affirmé que des travaux de prospection et de recherche sont déjà entamés sur la côte algérienne et sont appelés à s'intensifier dans les prochaines années. "Une fois les études et les travaux en cours achevés, ils permettront de déterminer le potentiel d'hydrocarbures en place et de dégager des leads et des prospects", a souligné le ministre de l'Energie. Il a fait savoir que des travaux de forages et de sismique complémentaires seraient lancés dans le but de réaliser des découvertes et "la délinéation qui suivra permettra de connaître l'étendue et les réserves éventuelles de chaque gisement mis en évidence", a-t-il dit. La production en offshore doit passer par toutes les étapes, auxquelles s'ajoutent les opérations de réalisation de plans de développement, a précisé Yousfi soulignant que "toutes les opportunités qu'offre notre domaine minier offshore seront exploitées dans la perspective de la mise en évidence de son potentiel et de l'exploitation de ses gisements".Le programme national de pétrochimie nécessite des investissements de plus de 20 milliards de dollarsEn outre, le ministre a annoncé que la réalisation des projets identifiés dans le cadre du programme national de développement de la pétrochimie nécessite des investissements dépassant 20 milliards de dollars. "Des investissements de plus de 20 milliards de dollars seront nécessaires pour la concrétisation des projets déjà identifiés" dans le cadre de ce programme, a indiqué M. Yousfi. Ce programme, qui sera réalisé en partenariat avec acquisition de savoir-faire et de transfert de technologie "offrira une opportunité réelle pour, non seulement développer un pan important de notre économie, mais aussi réduire les importations et accéder au marché international", a souligné le ministre, affirmant que tous les projets qui y sont inscrits sont conçus dans une optique d'intégration optimale et évolutive des produits qui seront fabriqués.S'agissant de la consistance de ce programme, M. Yousfi a fait part, à titre d'exemple, de l'achèvement des études de faisabilité pour certains projets de "taille mondiale" tels que ceux de Skikda bis et le projet prévoyant la fabrication de polypropylène à partir de propane, qui seront développés en partenariat.Le ministre a, toutefois, précisé que les projets adossés aux nouvelles raffineries actuellement en maturation n'ont pas encore été évalués. D'autre part, l'Algérie disposera à terme d'une capacité supplémentaire de production de GNL de l'ordre de 12 milliards de mètres cubes par an à la faveur de la remise en service récente du train de liquéfaction de Skikda d'une capacité de 6 milliards m3 par an mais aussi l'entrée en production prévue cette année d'une deuxième unité de la même capacité, a annoncé M. Yousfi. La nationalisation des hydrocarbures a amené Sonatrach à "relever les défis qui s'imposaient"Sur un autre sillage, le ministre a assuré que la prise de contrôle par l'Algérie de ses gisements d'hydrocarbures le 24 février 1971, a amené la compagnie nationale Sonatrach à relever les défis qui s'imposaient. A cet égard, il a souligné que le groupe pétrolier est aujourd'hui totalement intégré de l'Amont à la commercialisation.Sonatrach réalise des performances appréciables et les résultats de l'année 2013, notamment en matière de renouvellement des réserves, sont "très prometteurs", a ajouté le ministre.Concernant la sécurité des complexes de production d'hydrocarbures et en particulier du complexe gazier de Tiguentourine (Illizi), ciblé par un attentat terroriste en janvier 2013, M. Yousfi a affirmé que "les techniciens et experts étrangers travaillant sur les sites de production ainsi que les compagnies, sont soucieux, autant que nous, des conditions sécuritaires".Le ministre de l'Energie et des Mines a réitéré et confirmé que les services de sécurité algériens déploient tous les efforts nécessaires, humains et matériels, afin que toutes les installations ainsi que le personnel y travaillant, soient parfaitement sécurisés."Le redéploiement de ces efforts ne concerne pas seulement le champ de Tiguentourine, mais toutes les installations énergétiques du pays", a-t-il précisé. "Des mesures spécifiques sont donc prises avec les autorités afin d'éviter qu'une telle tragédie ne se reproduise à l'avenir, et de fournir aux partenaires une assurance maximale dans le domaine de la sécurité de leur personnel", a encore ajouté M. Yousfi.A la fin il convient de noter que si le président Boumediene a choisi cette date pour annoncer la nationalisation des hydrocarbures en 1971, c'est qu'il comptait réussir son entreprise avec les cadres et les ouvriers du secteur. C'est ainsi que depuis pratiquement le début des années 80, de nombreuses voix, fortement affectées par l'actualité, tentent en vain d'imputer l'échec d'asseoir une politique pétrolière et gazière en Algérie. Ramener donc la nationalisation à son contexte historique contribuerait sans doute à mieux comprendre sa portée et surtout à situer les responsabilités des uns et des autres. Quelles sont les circonstances de cette nationalisation ' Quels étaient ses objectifs ' Enfin, ont-ils été atteints ' Qu'en est- il après cette quarantaine d'année '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hamadiche Louisa
Source : www.lemaghrebdz.com