Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Théâtre de Sidi Bel-Abbès



La théâtrale «El Wasta» en générale Le 4e Art n’est-il pas l’un des moyens les plus populaires d’ouvrir des débats de société, d’offrir la possibilité à tous de réfléchir, d’évaluer les mœurs d’aujourd’hui dans de nouvelles approches dramaturgiques ? Quand on aborde la passion, le désir, les sentiments humains sur les planches, la responsabilité est tragique d’autant que cela touche la profondeur de nos valeurs fondamentales. Avant-hier, le jeudi 21 septembre, que nous a conviés l’Atelier théâtral universitaire à assister à la générale de la pièce théâtrale «El Wasta». C’est une dramatique anodine à plus d’un titre, tant sa portée nous transmet le mystère de la nature humaine. «El Wasta»,(l’Ordonnance) -un texte écrit par Ghalem Bouadjadj dans une mise en scène de Zouaoui Jawad, dont c’est le baptême de feu en tant que metteur en scène- nous introduit dans le monde douloureux de la passion amoureuse, en proie à la folie et au doute, à l’adultère dont la malédiction est traduite par le virus du sida. Faut-il condamner ou trouver le remède semble nous confier l’auteur? La pièce évolue dans un duo, deux personnages, un médecin lui-même atteint de ce fléau fait sa mea culpa au point où son épouse est dépassée par ce terrible procès d’un homme pris dans l’engrenage. Dans un espace temps innomé, le déchirement prend fin par la mort où la femme ne sait plus si elle même est coupable ou victime de ne pas avoir «compris son mari, livré à l’enfer du sida, thème majeur pour une si jeune équipe, surtout Nawal Benaîssa, dont c’est la première apparition sur scène. Bien que des faiblesses techniques sont à relever notamment dans le mouvement d’ensemble, au niveau du rythme du jeu des comédiens laissant trop de silence, mal servi par un texte trop parlant, réduisant l’efficacité des gestes, des situations parfois perdues par des verbiages superflus. Il n’en demeure pas moins que Nawal Benaïssa qui a dominé par un physique, une voix et un don étonnant, laisse entrevoir un futur prometteur. Sa première «sortie», aux côtés du vieux routier des planches en l’occurrence Ghalem Bouadjad, a raflé une ovation de plusieurs minutes. Attention tout de même à l’euphorie d’une soirée, nous confiera un spectateur averti pendant la collation offerte à cette occasion. Notons au passage le support de l’éclairage de Miloud Benkhatter, qui a su mettre son épingle, donnant une tonalité black & white, accentuant la dramatisation des 2 protagonistes. Ahmed Mehaoudi
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