Le président du bureau de l’UNEA condamné à 3 mois de prison
Placé sous mandat de dépôt et écroué suite à une plainte pour «outrage à fonctionnaire», déposée par le directeur des œuvres universitaires (DOU) de la wilaya de Sidi Bel-Abbès, le président du bureau local de l’UNEA a été condamné hier à une peine d’emprisonnement de trois mois ferme.
 A la lecture du verdict, les étudiants, venus en grand nombre assister à l’audience d’hier, ont été choqués par «la sévérité de la peine» prononcée en première instance et leur a semblé «disproportionnée par rapport aux griefs» reprochés à leur camarade et néanmoins premier responsable à l’échelle wilaya de l’organisation estudiantine, l’Union nationale des étudiants algériens, représentée en force à l’université Djillali Liabes de Sidi Bel-Abbès.
Sans vouloir se hasarder sur le champ de la critique d’une décision de justice, à laquelle est reconnue «l’autorité de la chose jugée», ils n’ont pas manqué cependant de faire part de leur grand dépit de constater qu’une affaire de pure intendance ait pris une aussi grave tournure pour l’avenir d’un jeune étudiant dont «le seul tort est d’avoir voulu dénoncer avec fougue les excès d’une administration restée toujours sourde aux doléances des pauvres résidents universitaires qui vivent le calvaire durant ce mois sacré de Ramadan»... «Par la voix du président de l’UNEA, en l’occurrence le jeune Guerreb Nabil, nous n’avions voulu qu’attirer l’attention sur les conditions déplorables que nous vivons au quotidien en ce qui concerne le transport, l’hébergement et surtout la restauration avec ces misérables repas transportés à la cité universitaire Essilm, à bord de... camions à ordures et à quelques minutes seulement de la rupture du jeûne.»
«Que dire de plus devant une telle manifestation de mépris de la part des gestionnaires des œuvres universitaires!» ont lancé, outrés, les jeunes universitaires à la sortie du tribunal.
Dans une déclaration rendue publique en début d’après-midi, les membres du conseil de wilaya de l’UNEA, réunis en séance extraordinaire, n’ont pas manqué de rappeler la genèse du conflit opposant, depuis le début de Ramadan, les résidents universitaires au nouveau directeur des œuvres universitaires qui n’aurait jamais, d’après eux, «manifesté la moindre volonté pour tenter de régler les problèmes multiples auxquels sont confrontées les résidences universitaires». Tout en s’interrogeant sur les motifs réels qui ont amené ledit responsable à déposer une plainte contre le président de l’UNEA, les membres du conseil de wilaya ont tenu également à informer l’ensemble des autorités que leur organisation «se réserve le droit de lancer, dès l’ouverture de l’année universitaire, diverses formes d’actions de protestation pour dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles vit et étudie l’étudiant résident à l’université de Sidi Bel-Abbès».
A. Abbad
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com