La future distribution d'un quota de 560
logements sociaux pour les catégories démunies au niveau du chef-lieu de wilaya
est discuté par tous, surtout qu'au niveau des autres communes avoisinantes,
l'opération a été pour la plupart d'entre elles ficelée. Même s'il a engendré
des réactions, notamment dans la commune des Amarnas et surtout ces derniers
jours, les pouvoirs publics concernés ont commencé à vulgariser les critères
d'attribution dans un souci de transparence, ce qui a engendré des commentaires
qui vont bon train au niveau de la rue bel-abbésienne.
Parallèlement à cela, les regards au niveau de la commune mère, à
savoir Sidi-Bel-Abbès, sont depuis plusieurs semaine focalisés sur la pressente
demande des élus, et une bonne partie d'entre eux, qui réclament une assemblée
générale extraordinaire au maire en place après l'avoir signifié par écrit à
son intérimaire, puis à lui dès sa reprise de fonction pour enfin, a-t-on
constaté, s'opérer mercredi 9 septembre au terme d'une assemblée générale
extraordinaire (tenue à huis clos), où furent débattues des questions «d'ordre
interne de gestion». Officiellement, les décisions prises par le dit conclave
n'ont pas été livrées, même si des bribes d'informations ont filtré.
Notons qu'avec cela, plusieurs conclaves ont eu lieu, dont une
réunion entre ceux qui exigeaient l'AGE et le maire et puis une réunion des
élus FLN entre eux, rencontre dont le responsable chargé par le parti de cette
composante n'a pas livré à ce jour les décisions prises. En arrière-fond à tout
cela, c'est la «gestion de l'APC» qui est concernée par tout ce branle-bas de
combat et la montée au créneau.
C'est-à-dire que le dossier des 560 logements sociaux est
«encombrant», vu qu'il intervient dans un contexte un peu particulier, même si
des voix tentent de rassurer l'opinion et de prôner la sérénité.
Néanmoins, cela n'occulte pas qu'il y a plus d'un mois,
l'opération éradication des bidonvilles, incontournable et impérative, a généré
de violentes réactions des «indus occupants» que rien ne justifiaient au départ,
vu que le nombre de ces «intrus» est dérisoire, même si un malheureux drame eut
lieu sur le monticule de Sidi Amar, qui fut pourtant éradiqué dans les années
2000 avec plus «d'indus occupants», notent les observateurs et citoyens de la
ville. Imprévue ou mésestimée, cette action d'éradication a entraîné la grogne
d'indus occupants et l'intervention pacifique des forces de l'ordre a pu
arriver à juguler cette contestation au sein même du siège de l'APC il y a plus
d'un mois. «Les contestataires étaient décidés à vraiment demeurer sur les
lieux», nous disent nos sources, présentes le jeudi 7 août pour être précis.
En
somme, les doléances citoyennes, grandes ou petites, empoisonnent la vie des
populations concernées. C'est pour cela que sur les lieux, beaucoup de voix
estiment que le malaise interne de l'APC devrait être «éradiqué» et l'histoire
retiendra la position des uns et des autres, car les petits bruissements et
chuchotements, conjugués à la rumeur dévastatrice, sont annonciateurs de
grandes et inévitables fractures. Il y a, dit-on, neuf années, le lundi 24
juillet 2000, la distribution de 1.500 logements a entraîné les premières
émeutes des logements sociaux : le siège de l'APC a été incendié ce jour-là et
le prix en a été très lourd. Ce rappel même douloureux s'impose car le dossier
en question est encombrant et nécessite la conjugaison des efforts.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Kadiri M
Source : www.lequotidien-oran.com