Moins d'une semaine de la décision prise en
exécutif de wilaya concernant la centaine de constructions illicites bâties sur
le périmètre urbain, qui est une propriété étatique, 90 dans des superficies
agricoles et une dizaine dans l'enceinte de l'université Djillali Liabès où «la
complaisance» a été très fortement décriée par M. Bentabet Mokhtar, wali de
Sidi Bel-Abbès, qui a instruit les deux responsables concernés à mettre en
demeure les auteurs de ces actes graves, voilà au niveau du chef-lieu de
wilaya, précisément au niveau du célèbre boulevard du centre-ville, à savoir
Didouche Mourad (connu par ex-Verdun), de relever des malfaçons criardes après
la réhabilitation «à la hâte» soi-disant du carrelage dont la pose a suscité le
courroux, voire le dépit des riverains et des citoyens. Ainsi, il a fallu une
brève visite au centre-ville à pied des autorités locales en présence de
quelques élus pour confirmer que tout ce que disait la population autour de
cette pseudo-réhabilitation, qui n'est pas l'unique, était une réalité amère.
Ainsi, selon des élus de l'APC, le premier responsable de la wilaya a demandé
des comptes aux intéressés, en exigeant d'abord un «compte rendu», voire un
rapport détaillé, avec le recours possible à l'institution d'une commission
d'enquête, indique notre source. Ce sont les deniers de l'Etat qui sont ainsi
dilapidés lorsqu'on abuse de la confiance pour mener à bon port les objectifs
dits nobles au départ, mais le gain rapide de l'argent par le biais de marchés
suscite l'indignation lorsque le commun des citoyens et notamment les
autochtones assistent à l'agression continue du patrimoine local que l'on tient
certes à réhabiliter et à rénover, mais le choix des uns et des autres, comme
entreprise de réalisation, entraîne des malfaçons. C'est le cas du dit
boulevard qui, dans la foulée, n'est pas à son premiers revers, il y a plus
d'une décennie. Il a été transformé en autoroute au centre-ville, puis la
décision a été remise en cause. Le second mal est l'activité informelle au
point où l'on avait commencé à l'appeler «Medina Djedida». Fort heureusement,
il commence à être libéré.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Kadiri
Source : www.lequotidien-oran.com