L'ultime restauration de ce qui reste des
espaces verts ne s'est pas passée sans soulever l'ire de nombreux citoyens dont
certains n'ont pas manqué par écrit de protester contre la manière d'agir qui
est selon eux «un réel massacre de la nature». Principalement les arbres qui
sont soi-disant taillés cycliquement, or cette façon d'étêter à la hache va à
contre-courant, selon nos sources, de la véritable préservation du cadre de vie
en général. Nous n'allons pas évoquer Copenhague, l'ultime sommet mondial et ce
qui a été soulevé. Mais à dire vrai, malgré les efforts publics ayant trait à
la préservation de l'environnement. L'APC du chef-lieu qui a perdu une grande
partie de son personnel consciencieux, parti en retraite ou rejoignant
l'au-delà tels feu Baghdadi et autres, entreprend une grande opération de
taille des arbres, du moins ce qui reste de l'immense paysage verdoyant, sans
verser dans aucun nostalgisme, mais les actes sont jugés néfastes.
Ainsi selon nos sources, l'on fait subir par incompétence «un
mauvais traitement, à savoir un élagage drastique qui consiste à supprimer à la
hache presque toutes les grosses branches des arbres» ciblés en cette opération
formelle, très bâclée sous couvert de restauration, d'entretien. Mais le
préjudice est grand, sans que personne ne trouve à redire par ignorance,
estiment certains concitoyens. Or le platane, par exemple, indique notre
source, qui est censé être grand et majestueux et qui fait la beauté des belles
artères, avenues de l'ex-Petit Paris, n'a pas besoin de cette taille de grande
envergure. Ceci est décrié par nos sources. En effet, il y a de quoi, que les
espaces verdoyants perdent de leur esthétique. La verdure urbaine commence avec
ces pratiques à disparaître à vue d'oeil.
Des
pieds-noirs de passage dans leur ville natale l'ont même fait savoir à certains
responsables locaux qui n'ont pas connu les lieux, dès lors que les normes
requises en termes d'élagage drastique des arbres pour n'en rester que là sont
le cadet des soucis des gestionnaires locaux qui doivent également revoir
l'opération de la pose du carrelage qui pourtant se disloque déjà en certains
endroits et l'entrepreneur d'occasion s'en est rempli les poches en ce Sidi
Bel-Abbès du troisième millénaire.
Une
de nos sources, nous évoque un spectacle des plus désolant relatif à ce qui est
décrié naturellement. Et ce sont des moineaux et des étourneaux qui voulaient
passer une paisible nuit sur l'un des platanes du centre-ville bel-abbésien, ont
dû se contenter de fils électriques proches des branches cassées à la hache.
C'était leur seul perchoir. L'homme en avait décidé de les chasser. Dans les
faits, le souhait est de laisser ces arbres s'élancer en hauteur dans le ciel
pour permettre à tous de profiter de la beauté de leur feuillage et surtout de
leur ombre durant l'été et les grandes périodes caniculaires. Tous ces
espaces-là constituent le poumon de la ville. D'ailleurs, soutiennent nos
sources, dans le passé plus ou moins proche, l'on humait le parfum enivrant des
rangées des mélias (lilas des Indes).
Tout n'est pas désolant, le caroubier malgré son élimination après
les fameuses chutes de neige de 1967, a repris dans le boulevard Abane Ramdane,
d'ailleurs on dit à ce jour Trig El Kharroub, où messieurs Sabih et Bouziane S.
ne cessent d'insister au niveau du monticule de Sidi Yacine sur la préservation
de l'environnement du site en question. Un ex-cadre de l'éducation en retraite
paisible au centre-ville bel-abbésien est disponible de par sa formation
initiale d'aider bénévolement les services concernés pour tenter de mettre un
frein à ces pratiques d'élagage drastique. En somme, il est urgent d'opter,
nous disent nos sources, pour le mélia, le palmier, le platane, le caroubier,
l'arbre de Judée pour oublier le faux poivrier. Que dire de la disparition de
la «viola tricolor» qui ornait l'hôtel de ville, l'ex-Petit Vichy, avant ce qui
a été opéré, conclut-on.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Kadiri
Source : www.lequotidien-oran.com