Située au pied du monticule de Sidi Yacine,
sur les hauteurs du «Mamelon», la nouvelle radio locale vient, ce mercredi 17
février, de souffler sa sixième bougie depuis son inauguration, en 2004, par le
président de la République, lors d'une visite de travail officielle. Pour les
besoins de la parenthèse, Sidi Bel-Abbès disposait, durant l'ère coloniale, d'un
embryon de radio près du stade Paul André. Une jeune et dynamique équipe avec à
sa tête, un professionnel en l'occurrence M. Belhachem Aïssa, en place à Sidi
Bel-Abbès, depuis 18 mois, ne cesse d'entreprendre de gros efforts pour
satisfaire des milliers d'auditeurs par son action d'information de proximité.
Actuellement, la radio locale peut être entendue dans une dizaine de wilayas de
l'Ouest, les différentes communications et sollicitations téléphoniques
attestent d'un début de rayonnement où, bien sûr, du travail reste toujours à
parfaire. Une cinquantaine d'émissions culturelles, socio-économiques figurent
dans le menu hebdomadaire de cette structure. Une quarantaine de fonctionnaires
sont recrutés dont une dizaine sont des contractuels voire des «cache tiers»
(pigistes) qui animent ou produisent des émissions spécialisées telles celle de
la médecine. Quotidiennement suit-on, les auditeurs ont droit à 14 rendez-vous
de l'information qui constituent statistiquement parlant 22.57% de l'ensemble
des programmes alors que ceux ayant trait à la thématique sociale, éducative,
culturelle et de sensibilisation en général, a atteint 42%, indique-t-on.
Toutefois, toute cette dynamique et ce volontarisme butent à de sérieux
handicaps matériels à l'ère du numérique et du streaming live et de la totalité
des mutations modernes du troisième millénaire, que dire des locaux exigus pour
les dizaines de travailleurs et journalistes vu que c'est une ex-petite gare de
l'Etat à l'époque coloniale, qui a connu un certain temps une autre vie celle
d'un auberge de jeunes par le biais du volontariat de l'ex parti unique.
Rappelons que certaines régions de la wilaya tels le Télagh qui se trouve dans
la zone d'ombre et dont la population assez dense a besoin d'être écoutée et
«info-RADIOrmée» de ce qui se passe dans sa région. En somme, ce qui est à
relever est l'intérêt manifesté par les citoyens en posant crûment leurs
doléances et préoccupations sociales (eau potable, assainissement, voirie,
éclairage, défaillance des élus locaux, népotisme bureaucratie, passe-droit et
tous les droits citoyens. En marge de cet anniversaire et au cours de certaines
réactions radiophoniques, nous citerons celle d'un représentant de l'APW qui a
considéré que la radio reste «le troisième Å“il de la wilaya pour informer et
éclairer la lanterne des pouvoirs publics en général», mais ce qu'on doit dire
objectivement d'ailleurs qu'on a pu relevé, lors d'un entretien à chaud avec
une auditrice de Tlemcen qui avait dit que nos animateurs et animatrices
doivent utiliser le langage du terroir (le parler) à savoir celui des Abbabssa
comme ceux d'Oran ou d'Aïn Témouchent et autres Mozabites, Chaouis, d'où le
vrai sens d'une radio de proximité où le «khayi» n'est pas dans la langue de
bois usitée et qui a encore, malheureusement, de beaux jours. Souhaitons longue
vie à la radio belabbésienne.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Kadiri
Source : www.lequotidien-oran.com