De nouveau, des citoyens indignés du danger
des conditions actuelles du transport dans les différents bus, qui sillonnent
notamment les plus grands axes du chef-lieu de wilaya, ont tenu à s'adresser
aux médias jeudi passé. Il faut tout de même dire ou souligner avec force que
presque la totalité des services publics sont en déclin, et les prestations
fournies soulèvent le tollé général et ce, outre le cadre de vie déterminé, une
voirie défectueuse des cités mal éclairées, un orage isolé une partie de la
ville et voilà encore des transporteurs avides de gain faire entasser des
dizaines de respecter des personnes pour un bus censé transporter un certain
nombre au vu et au su de tous, autorités civiles, militaires, pouvoirs publics
élus locaux. Mais, jusque-là, il n'y a pas eu de catastrophe. «L'on attendra», nous dira en colère un vieux Belabbesien résident
par la force des choses, la cité Benhamouda, «l'on attendra un accident
meurtrier, un incendie ou autre catastrophe pour agir ou faire peut-être
semblant…
C'est le petit peuple qui subit tous les diktats», conclura-t-il.
Il est évident que l'on n'utilise plus le vélo, voire de moins en moins pour
aller au travail où même au lycée comme cela était de mise il y a quarante ans
et plus… La ville a connu une extension géographique, générant de réels
besoins. Le nombre de taxis ne dépassait pas la vingtaine encore moins nous
rappellera un octogénaire en postindépendance, d'un coin à un autre, il existe
parfois dans des trajets de 7 à 9 kilomètres : Rocher - CHU «Hassani» ou
l'ex-CLO, voire Haï Houria, Campus universitaire, de réels handicaps… que dire
des effets négatifs de la circulation routière où stationner est un calvaire.
Pratiquement c'est une galère infernale, des citoyens entassés comme «une boîte
de sardines», c'est le mot utilisé par les usagés où les chauffeurs en commun
accord avec leurs acolytes les receveurs, généralement des jeunes, qui font
monter à chaque bout de trajet, tout citoyen(e) ou groupe de personnes en
s'arrangeant à exiger à ceux qui déjà à bord du bus «un peu de place, un peu de
place, reculez, reculez…». Et le véhicule redémarre avec le double, ou plus de
personnes qu'il est censé transporter. Ne s'intéressant qu'aux 10 dix dinars engrangés
par l'individu (non l'être humain, le vieux, la femme…) qui devient en l'espace
d'un court trajet un client, si on peut l'appeler ainsi. Le duo
chauffeur-receveur n'a qu'une réplique à ceux qui ne supportent pas l'attente,
les conditions du transport, la musique imposée «prenez un taxi, hadja..,
prenez un taxi, l'on vous a pas monté de force».
Sidi Bel-Abbès est devenue ainsi, des bus qui fonctionnent comme
des taxis... qui garent ici et là, pourtant des pseudo arrêts sont sur leur
chemin pour ne pas dire trajet, car ce dernier est tenu à être respecté de
tous… Parfois le chauffeur décide de s'arrêter pour se dégourdir les jambes.
Les non habitués à ces scènes, là ne comprennent pas ce qui se passe, alors on
leur rétorque gentiment : «vous n'avez rien vu monsieur, c'est Sidi Bel-Abbès,
et les services publics, privés en déclin, des receveurs qui crient à tue tête,
les différent destinations. Il ne manque que des mégaphones pour compléter le
décor. A l'intérieur des véhicules, c'est déjà la chaleur qui s'installe, car
dehors, les conditions atmosphériques viennent de monter d'un cran ces
jours-ci, voire cette fin mars 2010. Aucun système de climatisation n'est
retenu. «vous rêvez à quoi, dit un jeune» à son ami étudiant lorsque ce dernier
évoqua d'autres cieux… Additivement à cela, les citoyens(es) qui souvent
regardent frénétiquement leur montre en montrant de réels signes évidents
d'impatience lorsque la circulation routière est bloquée ici et là, ou peu
fluide tel est souvent le cas… prennent leur mal en patience… des habitués leur
signifient l'horaire d'arrivée, par expérience, ils rétorquent avec sagesse en
lisant stoïquement leurs journaux du matin… Même si, soudain, des voix
s'élèvent… Mais regrettent très très vite leur témérité et retournent, à leur
cÅ“ur, défendant leur colère sur eux-mêmes «nous aurons dû nous taire, personne
ne rouspète, s'écoeurent deux adultes nouvellement débarqués sur cette ligne
menant vers Sidi Djillali». Le regard noir du chauffeur et la réplique aboyée
du receveur ont suffi pour remettre de l'ordre. Ce comportement là n'est qu'un
indice de tous ceux qui empruntent les trajets d'obligation où les différents
diktats semblent être pour les citoyens et surtout les usagers encouragés par
la permissivité des pouvoirs publics qui sont régulièrement interpellés,
hygiène, éclairage public, voirie, environnement dégradé et ce, sans oser
ajouter toutes les autres attentes citoyennes dans une ville où les natifs et
autres connaisseurs ne la reconnaissent plus !
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Kadiri
Source : www.lequotidien-oran.com