Des étudiants de 4ème année en grève de la faim
Une douzaine d’étudiants en 4ème année de médecine à l’université Djilali Liabès de Sidi Bel-Abbès observent depuis hier une grève de la faim dans l’enceinte de leur faculté.
Ce mouvement de grève a été décidé consécutivement à la nouvelle instruction de l’administration qui oblige ces étudiants à suivre un cycle d’études de 24 semaines au lieu de 21 auparavant, ce qui les aurait privés, selon eux, du passage en 5ème année, beaucoup d’entre eux s’étant absentés, préférant rentrer chez eux à la fin de leurs examens de rattrapage en considérant que la faculté de médecine n’avait pas appliqué cette instruction depuis cinq ans. Façon de dire qu’ils ont été pris au dépourvu. Dans leur pétition, les grévistes soulignent que «la direction a pris cette décision uniquement pour les étudiants de 4ème année, ceux de 5ème année ayant été admis en 6ème année sur la base de l’ancienne loi (cycle d’étude de 21 semaines)». «Comment expliquer que dans la même faculté, une loi s’applique pour certains et pas pour d’autres ?», se demandent-ils dans le même document. Les étudiants en grève se disent pris entre le marteau et l’enclume, risquant ainsi de refaire l’année, ce qu’ils refusent catégoriquement en maintenant leur grève de la faim, «jusqu’à ce que le problème soit résolu», lancent-ils. On assiste à ce bras de fer au moment où la communication avec la direction de la faculté semble, selon les concernés, «difficile».
Interrogé sur ce problème, le recteur de l’université de Sidi Bel-Abbès a souligné, dans une déclaration remise à la presse, que «s’il y a une loi qui doit s’appliquer, on doit le faire, que ce soit au profit des étudiants concernés ou à celui de la direction de la faculté de médecine. Et si les grévistes sont en mesure de prouver que les étudiants de 5ème année ont été admis au niveau supérieur sur la base d’un cycle de 21 semaines d’études, la loi sera appliquée scrupuleusement». De plus, apprend-on, certains étudiants se retrouvent avec des modules en dette des trois années précédentes, ce qui ne leur permet pas de passer.
S. Derraz
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com