Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Sidi Bel-Abbès et les désertions de légionnaires durant la guerre d’Algérie



La réputation surfaite d’un corps d’armée coloniale 3ème partie Le caractère épique du recrutement des légionnaires, des hommes venant de contrées lointaines et au passé mystérieux, les guerres auxquelles participèrent ces hommes, leurs faits de guerre héroïques ont vite généré un mythe autour de la Légion. Le légionnaire défenseur de l’ordre colonial devint le prototype du héros épique dans la littérature, dans la chanson et dans le cinéma. Des écrivains qui étaient «passés» par la Légion comme Balise Cendrars, ou Arthur Koestler écrivaient les belles aventures des légionnaires, des stars du music-hall comme Marie Dubas et surtout Piaf chantaient: «Qu’il était beau mon légionnaire». Le cinéma s’empara du mythe à son tour. Et Sidi Bel-Abbès, siège de la Légion, avec son exotisme colonial et son nom tout oriental, ajouta encore à cette mythologie du légionnaire. En fait, Sidi Bel-Abbès devint comme aimaient à le dire les chantres de la colonisation et de la Légion, «le berceau de la légion». Un grand nombre d’œuvres littéraires ou cinématographiques glorifiant la Légion Etrangère prirent Sidi Bel-Abbès pour fond. Ainsi les films «Sidi Bel-Abbès», «Un de la Légion» avec l’inoubliable Fernandel… Mais ce mythe du légionnaire, héros épique, défenseur de l’ordre colonial, même drapé dans l’exotisme oriental se craquelait parfois sous la pression d’une réalité moins romantique: la mal vie du légionnaire, mal-vivre qui se manifestait par des désertions. Et dans la Légion, les désertions furent un mal chronique. Au début, le légionnaire était très mal formé, peu ou pas payé, et recevait le plus sommaire en matière d’équipement, de vêtements et de nourriture. La motivation des hommes était alors au plus bas, car les raisons de rejoindre la Légion étaient le plus souvent le désespoir et l’instinct de survie plutôt que le patriotisme. Certains légionnaires tentaient très probablement d’échapper à de graves problèmes. Les conditions de vie et de travail étaient terribles et les premières campagnes provoquèrent de lourdes pertes. En conséquence, très tôt, les désertions posèrent un problème insoluble à la Légion. Forger une force de combat efficace à partir d’un groupe de soldats peu motivés, représentait une entreprise des plus difficiles. Dans ce but, la Légion développait d’emblée une discipline incroyablement stricte, dépassant de loin celle imposée à l’armée française régulière et accentuant ainsi souvent le phénomène des désertions.   Hani Abdelkader A suivre...
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