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Sidi Bel Abbès



Sidi Bel Abbès
Les pouvoirs publics ont procédé, dimanche, à la réouverture de l'accès principal de la zone industrielle de Sidi Bel Abbès, fermé à la circulation automobile durant plusieurs jours en raison d'un conflit opposant deux opérateurs économiques, à savoir l'ETPS Labdelli et la société Berrabah.Pour ce faire, les autorités locales ont réquisitionné la force publique et plusieurs engins pour mettre un terme à une situation de non droit qui s'est traduite par une quasi-paralysie de l'une des plus importantes zones industrielles de l'Ouest du pays. «C'est en présence du chef de daïra et du maire de la ville que la route a été dégagée sur ordre du wali», apprend-on auprès du cabinet de la wilaya.L'un des protagonistes de ce conflit, en l'occurrence le gérant de la société Berrabah, n'a pas trouvé mieux pour dénoncer «un déni de droit», dit-il, que de placer l'un de ses engins en travers de la route, obligeant, du coup, les visiteurs et les occupants de la zone à emprunter des voies secondaires pour accéder à la route. «Je n'avais pas d'autres solutions pour attitrer l'attention des pouvoirs publics que de bloquer la route, car aucun de mes engins ne pouvait accéder au site de production en raison de l'obstruction du chemin y menant par un camion de gros tonnage de l'ETPS Labdelli», a-t-il affirmé dans une vidéo postée par un site électronique local.Dans cette vidéo, il dénonce également la complicité de plusieurs responsables locaux dans l'«établissement, dans un temps record, d'autorisations administratives et d'un permis de construire, dans le cadre d'une attribution opaque», d'un terrain de 5000 mètres carrés à l'ETPS Labdelli. C'est cette attribution de terrain, annulée ensuite par les pouvoirs publics, qui est, selon lui, à l'origine de ce différend qui a pris des proportions inattendues. Rappelons que, du temps de l'ancien wali Yahia Fahim, des attributions scandaleuses de foncier industriel dans le cadre du Calpiref avaient suscité la colère d'opérateurs économiques locaux, tout en faisant planer de sérieux soupçons de corruption.L'annulation de ces actes de concessions ne s'est pas faite sans dégâts, puisque, entre-temps, de nombreux bénéficiaires déchus de leurs droits s'étaient «débrouillés» pour se faire établir des documents officiels qu'ils n'hésitaient pas à exhiber pour faire valoir leurs droits. Les services de la wilaya, peu loquaces lorsqu'il s'agit d'expliquer les tenants et aboutissants du scandale du Calpiref, se retrouvent ainsi face à un véritable imbroglio administratif. De l'avis de nombreux opérateurs que nous avons interrogés, seule la justice est en mesure de démêler cet écheveau en ouvrant une enquête judicaire sur cette scabreuse affaire. «Il y va de sa crédibilité», estiment-ils.


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