«Ahl bled» sur scène au profit des élèves nécessiteux
Dans le cadre d’une opération caritative de distribution d’effets scolaires aux élèves nécessiteux, l’association «Ahl bled» a organisé jeudi dernier une belle soirée à la salle du complexe de la jeunesse. Le rendez-vous s’est tenu en présence notamment de personnalités de la ville et de certains animateurs du mouvement associatif. Beau geste, en ces temps de vie chère et surtout en une nuit de ramadan où c’est l’occasion de manifester de la solidarité à son sens le plus large. Ainsi un programme -certes modeste mais empreint de chaleur humaine- a été présenté dans ce sens et a donné lieu auprès de l’assistance venue nombreuse, le prétexte de soutenir cet élan fraternel et créer par la même une véritable communion. D’autant plus que le centre d’intérêt aura été d’initier les enfants à la générosité et au bien que chacun doit offrir à autrui. Initié par Abbès Sedjerari, le président de l’association, cette «fête» a réchauffé les cœurs par ce monologue interprété par Sedjerari lui-même autour d’un thème certes basé sur le comique mais qui reste un sujet de réflexion sur nos comportements au quotidien et les rapports humains. Le rire était sur les lèvres et Abbès a vraiment conquis le public de circonstance. Le titre de cette pièce à un seul personnage est à lui seul évocateur «Khayar (choisis)». Juste après, c’est la danse fétiche du bled qui a littéralement mis du «baroud» dans l’air avec les jeunes de l’école «Ahl Bled», lesquels ont exécuté les fameuses danses de «Saf» et «Nehari», apportant par là l’empreinte de la région. Les ovations en ont montré l’ampleur et l’urgence de protéger ces valeurs populaires. Le clou de la soirée a été, sans conteste, l’instant où 35 trousseaux avaient été distribués à des élèves, très heureux de recevoir ce cadeau pour la rentrée scolaire. Mais le revers de la médaille, c’était l’inquiétude qui se dégageait quant à la misère qui gangrène une grande partie de la société. On aura compris que ces élèves auront en même temps appris, ce qu’est la pauvreté et ce qu’est d’être pauvre, et cela nous a rappelé «Le fils du pauvre», roman très connu de Mouloud Feraoun. Une œuvre dans laquelle est exprimé le drame de l’indigence et la foi qu’il faut mettre pour endiguer ce fléau. On peut dire que la leçon à tirer de cette initiative louable est qu’il ne suffit pas de «donner» l’aumône mais il faut surtout encourager l’état d’esprit collectif en enseignant, bien sûr, ses valeurs à l’école.
Ahmed Mehaoudi
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com