Le Conseil culturel communal installé
Le conseil culturel municipal de Sidi Bel-Abbès vient d’être installé dernièrement après une assemblée générale en présence des hommes de la Culture.
Durant cette réunion, un véritable débat a eu lieu mettant en relief la nécessité de donner à ce secteur toutes possibilités de prospérer d’autant -et on le dira jamais assez- que la Cité verte et ses alentours recèle d’un patrimoine immense qu’il faudrait bien entendu «cultiver et entretenir» dans l’esprit d’une population en quête de repère culturel. Autant dire que ce conseil vient à point nommé pour intervenir et établir un peu d’ordre et de professionnalisme si tant est que chacun y mette du sien. C’est M. Kouider Yahiaoui, connu sous le pseudonyme de «Douma» qui présidera cette structure importante pour servir d’orientation à la commission culturelle de la commune. Plusieurs disciplines sont représentées, notamment le théâtre, la musique, la littérature, la danse et les arts plastiques. Donnant ainsi l’occasion à tous les artistes d’avoir le moyen d’exprimer leurs besoins et leurs préoccupations. Ceci dit la planète culture ne va pas au mieux dans le sens créatif. L’activisme prend trop de place dans la création artistique et les œuvres proposés lors de leur publication quand il s’agit de littérature, ou d’exposition de peinture ou autres, ne répondent pas aux normes et finissent par rendre «floue» la qualité et surtout brouiller l’image des créateurs. Il est temps disent les artistes bélabésiens de changer de «mentalités», de libérer les arts du carcan trop galvaudé du «folklore» et ainsi d’aller sur la voie de la recherche. De ce fait, il y aura du pain sur la planche pour cette équipe, semble t-il, décidé à prendre le taureau par les cornes et faire en sorte d’avoir du poids sur les décisions et ne pas «être» comme on dit chez nous, «khodra foug taâm» (des légumes sur le couscous). Bien des rendez-vous pointent à l’horizon d’autant que nous ne sommes qu’au début de la saison. Les infrastructures ne manquent pas à Sidi Bel-Abbès, il suffit de bien gérer les ressources humaines et les potentialités réelles pour au moins apporter du «neuf» et non plus se contenter du peu. Il y a à relever que le premier test sera celui d’élaborer un concept qui correspond à l’histoire de la ville qui, ne l’oublions pas, peut se targuer d’avoir été un carrefour inévitable en la matière. Ce conseil, représenté par des praticiens, a la responsabilité de montrer le bon chemin. Le reste est affaire de conscience.
Ahmed Mehaoudi
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com