Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Sidi Bel-Abbès



Situation préoccupante dans les cités «U» A en croire les informations contenues dans une série de requêtes adressées récemment à la direction générale des œuvres universitaires par différentes associations locales d’étudiants, la situation serait des plus préoccupante dans un grand nombre de cités universitaires de la ville de Sidi Bel-Abbès. Ces correspondances -dont des copies ont été transmises au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi qu’aux responsables locaux de l’administration universitaire et au wali de Sidi Bel-Abbès- se rejoignent toutes, dans leur teneur, pour dénoncer avec une extrême vigueur les conditions de vie déplorables des quelque 15.600 résidents recensés au niveau desdites cités universitaires et qui représentent à eux seuls, indique-t-on, plus des deux tiers des étudiants régulièrement inscrits à l’université Djillali Liabès. Pour les représentants de l’Union générale estudiantine libre, les problèmes cruciaux auxquels sont confrontés en permanence les étudiants, garçons et filles, se focalisent essentiellement sur «les sempiternelles questions d’hébergement, de restauration, de transport, d’activités de sports et de loisirs et même de sécurité à l’intérieur de l’enceinte universitaire qui ne semblent pas être correctement prises en charge par les actuels gestionnaires des œuvres universitaires». «Les responsables de la DOU sont sur une berge de l’oued et les étudiants sur l’autre», ironise-t-on sur le sujet, comme pour avouer l’existence d’une réelle difficulté pour les deux parties à trouver un terrain d’entente sur les moyens à mettre en œuvre pour remédier à la «condition de misère» (sic) dans laquelle est confiné l’étudiant résident à Sidi Bel-Abbès. C’est un véritable constat de carence qui est ainsi établi sur la gestion de la quasi-totalité des cités «U» à Sidi Bel-Abbès. Qu’on en juge par les critiques formulées à cet égard par les représentants des étudiants. Au niveau de la cité Ibn Rochd, qui a bénéficié pourtant d’une importante opération de réhabilitation, l’installation du chauffage central tarde à se concrétiser encore malgré les engagements pris avant l’hiver, autant par le maître d’ouvrage que par l’entreprise de réalisation qui a suspendu les travaux de manière unilatérale. Le même problème se pose également pour la salle omnisports qui reste inutilisée à ce jour pour la simple raison que le parachèvement des travaux et l’acquisition des équipements traînent depuis plus de... sept ans. La restauration, souligne-t-on par ailleurs, laisse à désirer à cause surtout de la qualité douteuse des produits entrant dans la composition des repas. S’agissant de la cité Ahmed Beddad, le même problème de restauration se pose mais avec une acuité encore plus grande en ce sens que les repas sont livrés ici à bord d’un véhicule d’occasion sans le moindre respect des mesures d’hygiène. En ce qui concerne la cité Attar Belabbès, qui aurait connu des scandales en série au point de constituer l’un des dossiers brûlants des œuvres universitaires à Sidi Bel-Abbès, les représentants des étudiants n’arrivent toujours pas à s’expliquer la raison des tergiversations de la DOU à ouvrir rapidement une enquête sur sa gestion. Outre les questions d’hébergement et de restauration, le transport universitaire semble faire cruellement défaut au niveau de cette cité malgré les promesses données par les responsables. Pour ce qui est de la cité El-Khawarizmi, l’accent est mis surtout sur les conditions d’hygiène qui laisseraient à désirer. «Au vu et au su de tout le monde, relève-t-on, le ménage n’est effectué qu’au niveau du rez-de-chaussée de chaque pavillon et délaissé entièrement aux étages supérieurs». La question de la restauration est vivement dénoncée du fait, signale-t-on là aussi, que «la ration alimentaire d’entretien» distribuée à chaque étudiante serait loin de correspondre aux normes minimales exigées en matière de nutrition humaine». Un problème de surcharge des capacités d’hébergement (4 occupants par chambre au lieu de 2 prévus initialement) est signalé dans les cités et annexes 1500 lits, 2000 lits, Dar-Abid, Inal et ex-ITE dont les résidents souffrent aussi de la faiblesse des moyens de transport mis à leur disposition. Enfin, au niveau du campus universitaire, le problème posé semble assez délicat en ce sens qu’il touche directement à sa sécurisation par rapport à son environnement extérieur. L’absence d’une grande enceinte murale entourant les blocs d’hébergement et d’enseignement contraint, semble-t-il, les étudiants à suppléer à l’insuffisance du nombre d’agents de sécurité en service (7 en tout) en assurant eux-mêmes la surveillance du site. «Conditions difficiles en matière d’hébergement et de restauration, manque de moyens de transport, absence d’infrastructures de sports et de loisirs dans les cités et pour corser le tout... étudiants le jour et gardiens la nuit. Voilà à quoi nous sommes relégués aujourd’hui dans les cités universitaires à Sidi Bel-Abbès», souligneront, par dépit, les représentants de cette association. A. Abbad
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