Sit-in des fournisseurs agricoles devant la BADR
Pas moins de 40 opérateurs privés intervenant en amont du secteur agricole ont observé, dans la matinée d’hier mardi, un sit-in de plus d’une heure devant le siège de la succursale de la BADR de Sidi Bel-Abbès.
Par cette nouvelle action, ce groupe d’opérateurs -pour la plupart des fournisseurs d’équipements, d’intrants et autres plants agricoles- entendaient surtout élever les plus vives protestations contre le refus qui vient de leur être signifié par les responsables de la BADR quant à la régularisation de certaines prestations assurées ces dernières années au titre du FNDRA. Selon les protestataires, dont les représentants ont été reçus par le directeur de l’unité régionale d’exploitation, «la BADR ne semble disposée à payer les opérations qu’une fois achevé le projet dans sa totalité, en fonction de son cahier des charges initial…» «Mais il se trouve, fait-on observer à ce propos, que certaines opérations ont été purement et simplement éliminées pour des considérations techniques par l’administration agricole elle-même, entraînant ainsi une modification dudit document de base. Malgré les explications données par la tutelle du secteur et la délivrance des attestations de service fait (ASF) pour les dossiers en souffrance, l’institution bancaire persiste dans son refus de débloquer la situation arguant, cette fois-ci, du fait qu’un projet achevé sur le terrain ne peut être forcément considéré comme clôturé définitivement par la BADR. Cette curieuse interprétation des actes et procédures réglementant le programme FNDRA a fini par prendre une tournure des plus rocambolesque à Sidi Bel-Abbès: d’une part, des fournisseurs et responsables agricoles qui s’en tiennent à leur définition qu’un projet achevé est considéré comme physiquement clôturé, et, d’autre part, les responsables de la banque qui soutiennent tout le contraire. Résultat de cette incompréhension: une véritable guéguerre sémantique oppose les deux parties sans qu’aucune explication ne soit donnée aux opérateurs agricoles de la wilaya qui n’ont jamais de cesse de faire valoir leur bon droit à exiger uniquement le paiement de leurs dus et laisser l’intelligence du texte réglementaire aux spécialistes…
«Le plus révoltant dans l’affaire, déplore-t-on, est que la direction générale de la banque a instruit expressément l’ensemble des unités régionales d’exploitation et agences bancaires de la BADR du territoire national à l’effet de liquider, au 30 juin 2007, toutes les instances de paiement et libérer les fonds nécessaires au profit de leurs éventuels bénéficiaires… Et ce, sans poser d’autre conditionnalité que la présence dans le dossier de régularisation de l’attestation de service fait.» C’est pour dire en somme que la bureaucratie a encore chez nous de beaux jours devant elle. Â
A. Abbad
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com