Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Sidi Bel-Abbès - 10èmes Journées théâtrales de la Mekerra



La troupe El Moudja ouvre le bal C’est avec la pièce théâtrale de la troupe «El Moudja», dirigée par l’inusable Boudjemaâ Djillali, que les dixièmes Journées du théâtre de la Mekerra ont levé, jeudi dernier, le rideau des planches du Théâtre régional de Sidi Bel-Abbès. «L’esclave», thème de la traite des noirs aux Amériques, notamment les Etats-Unis, à travers l’histoire du King Jones, en filigrane des personnages tels Othello, met les spectateurs aux prises avec le conflit sécessionniste qui demeure vivace jusqu’à l’heure actuelle. Les jeunes interprètes ont su «jouer» dans un exercice de style qui prouve que l’école des comédiens est un passage obligé pour tout prétendant à la scène. «El Moudja» a réussi son difficile examen, ne serait-ce, aussi, que par une scénographie juste et efficace chère à l’open théâtre. «L’enfer», une théâtrale de Dine Hennani, a clôturé la soirée en plongeant le public dans le monde étrange du mal freudien de la schizophrénie. Vendredi, c’était au tour du spectacle hyper-réaliste «La rage», dans une mise en scène de Yahia Ben Amar de la troupe «El Wakt» où il était question de la mise à mort d’une bande de truands. L’expressivité de la violence et le langage cru auront donné au spectacle une force tout en restant dans la simplicité. La prestation du dernier spectacle revenait à «Holako» de la troupe «Afak» de Batna: Un moment caricatural, loufoque à l’époque des mongols, une prestation remarquable des comédiens. Pour samedi, le public a eu droit à «Tartufe», une adaptation de Ghalem Bouajaj de l’atelier «Scène d’or». Cette fois, Jawad Rouaoui, le co-responsable de cet atelier, a fait de cette comédie le prétexte en métaphore d’une porcherie où les caractères contradictoires vont se bousculer dans le rire et l’humour. En fait, nous dira-t-il, à trois jours de sa mort, Molière aurait dit «qu’il n’y a que celui qui fait manger les cochons pour ne voir dans son regard obscur que les défauts des autres». Les hommes existent même dans la farce. Ce spectacle a été un succès auprès des étudiants.
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