Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Rentrée universitaire hypothéquée à Sidi Bel-Abbès



Les enseignants décident de poursuivre la grève Réunis avant-hier en assemblée générale extraordinaire, les enseignants de l’université Djillali Liabès de Sidi Bel-Abbès ont décidé de reprendre, à partir de cette semaine, le mouvement de grève observé durant la précédente année universitaire et suspendu temporairement le 26 juillet dernier. Cette décision est prise «pour permettre aux pouvoirs publics de répondre et de traduire en actes leurs engagements et de satisfaire les revendications socioprofessionnelles des enseignants grévistes avant la rentrée universitaire de septembre 2006». Contacté hier par téléphone, le docteur Mustapha Mecheb, coordinateur du CNES pour la région Ouest, a tenu à confirmer de vive voix la détermination de ses collègues à reconduire les actions de lutte engagées localement et consistant notamment en «un gel total des activités pédagogiques et scientifiques au niveau des six facultés et vingt-deux laboratoires de recherche de l’université de Sidi Bel-Abbès...»Pour justifier ce nouveau recours à la grève, le responsable syndical tiendra surtout à faire remarquer que «malgré les engagements publics, pris le 30 mai 2006 par le ministre de l’Enseignement supérieur en personne, en ce qui concerne tout particulièrement la levée des poursuites judiciaires et des sanctions administratives contre les représentants régionaux du CNES et certains enseignants grévistes, l’adoption du statut particulier, la mise en conformité de la grille des salaires de l’enseignant chercheur conformément aux prescriptions de la loi d’orientation sur l’enseignement supérieur d’avril 1999 et les augmentations spécifiques, les réponses apportées à ce jour par les pouvoirs publics dans leur ensemble sont loin d’être satisfaisantes». «La plate-forme de revendications telle que déposée par la Coordination nationale des sections CNES en grève, n’a pas encore été prise sérieusement en charge par la tutelle», déplorera encore notre interlocuteur. Même si la plupart des cités universitaires ont ouvert déjà leurs portes à Sidi Bel-Abbès pour permettre à certains étudiants résidents de préparer convenablement les examens de rattrapage prévus la semaine prochaine pour l’ensemble des filières, avec cette énième grève des enseignants, force est de constater que l’année universitaire 2006/2007 ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices et risque encore une fois d’être sérieusement hypothéquée dans son déroulement au double plan pédagogique et scientifique. Avec «une administration qui reste sourde aux légitimes revendications du corps enseignant», rien n’indique qu’une issue sera trouvée à la crise. Il faut donc attendre la prochaine assemblée générale des enseignants grévistes, convoquée demain mercredi à l’université de Sidi Bel-Abbès, pour se faire une idée précise quant au développement futur de cette dommageable situation de crise qui semble s’installer dans la durée. A. Abbad
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