Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Projet de construction du barrage «écrêteur» de Tabia



Les Chinois en pole position Les services de l’hydraulique ont procédé à l’ouverture publique des plis relatifs à la construction du barrage écrêteur de Tabia dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès. Avec une offre financière de 107 milliards, ce sera China State Construction Engineering Corporation (CSCEC) qui remportera très probablement le marché, si toutefois aucune disposition contraire ne vienne contrecarrer la décision après l’examen des recours introduits par les autres soumissionnaires en lice. La réalisation de cet important ouvrage s’inscrit dans le cadre du «plan d’aménagement hydraulique pour la protection de la ville de Sidi Bel-Abbès, contre les inondations générées par les crues cycliques de l’oued Mékerra».Ces dernières années, il a été mis en place de multiples ouvrages et équipements consistant notamment en la création de nouveaux canaux de dérivation et de délestage ainsi que la construction de murs en gabions et le creusement de retenues à proximité des principaux affluents de la Mékerra. D’une capacité de rétention de 20 à 25 millions de m3, le futur barrage, dont l’étude «d’avant-projet détaillé» a été confiée à un panel d’experts relevant d’un groupement mixte algéro-helvétique, sera édifié sur le cours même de l’oued à un point de passage situé dans la commune de Tabia, à une quinzaine de kilomètres au sud du chef-lieu de wilaya. A travers l’édification d’un tel ouvrage, l’objectif recherché par les experts est de pouvoir écrêter les grandes crues de la Mékerra, tout particulièrement la plus redoutée de toutes survenant en moyenne chaque siècle avec un débit et une hauteur de cote trois fois supérieurs à celles enregistrées tous les dix ans environ. «Au niveau du site d’implantation qui présente un fort dénivelé du relief, cette nouvelle réalisation, fait-on observer, sera donc d’un grand secours pour briser d’abord le fort débit et la vitesse de propagation des eaux et être en mesure ensuite d’en retenir un volume important avant de les refluer enfin au moment de la décrue...» «C’est la construction d’un modèle mathématique et la simulation sur ordinateur de différents scénarios de crue (décennale ou centennale) qui auront permis, tient-on encore à préciser, de cerner et de comprendre mieux la problématique des inondations et, partant, de décider définitivement de la nature des ouvrages et équipements à mettre en place pour assurer durablement la protection de la ville de Sidi Bel-Abbès et des localités du bassin versant les plus exposées au débordement de l’imprévisible cours d’eau.» A. Abbad
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)