Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Procès de Mustapha Mecheb à Sidi Bel-Abbès



Le coordinateur régional du CNES acquitté M. Mecheb comparaissait, hier lundi, en première instance, pour deux principaux chefs d’inculpation, à savoir «l’incitation à attroupement et le non-respect d’une décision de justice relative au préavis de grève national déposé par son organe syndical le mois de mai dernier.» L’annonce du verdict a été accueillie par les applaudissements nourris d’une centaine d’enseignants et de syndicalistes représentant différentes sections CNES d’établissements universitaires de la région Ouest du pays, qui ont tenu à faire le déplacement à Sidi Bel-Abbès et assister ainsi au procès de leur collègue. A sa sortie du tribunal, le docteur Mustapha Mecheb n’a pas manqué de faire part de son soulagement, soulignant à ce propos que le verdict prononcé allait «dans le sens de l’apaisement» et que c’est heureux, aujourd’hui encore, que la justice puisse affirmer haut et fort que «la grève est un droit constitutionnel» et signifier aussi, par cette même entremise, «le caractère légal des moyens utilisés jusque-là par le mouvement pour faire aboutir les légitimes revendications du corps enseignant universitaire dans son ensemble».  Abordant cette question des revendications, le responsable syndical tiendra à souligner à ce sujet que, «malgré les engagements pris par les responsables du secteur, la plate-forme initiale reste toujours de mise en ce qui concerne particulièrement son point nodal constitué par le statut particulier de l’enseignant universitaire et la revalorisation des salaires qui doit être à la hauteur des missions qui lui sont assignées». Pour rappel, c’est suite à une plainte déposée à son encontre par le ministère de l’Enseignement supérieur que ce responsable syndical a été arrêté par la police à son domicile et présenté au parquet qui l’a placé sous contrôle judiciaire en attendant sa comparution devant le tribunal. Selon les avocats de la défense, leur mandant était passible, pour les faits qui lui étaient reprochés à travers les articles 100 et 138 du code pénal, d’une peine de deux mois à un an, voire même cinq ans, d’emprisonnement ferme. .A. Abbad
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