Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Ouyahia énumère, entre autres, Oran et Sidi Bel-Abbès



«Certaines wilayas sont assises sur une bombe» «De Guelma à Oran, en passant pas Sidi Bel-Abbès, nous sommes (assis) sur une bombe», en référence à la construction dans les zones à risques et l’urbanisation anarchique. C’est la précision de taille avancée par le Chef du gouvernement Ahmed Ouyahia lors de son point de presse, animé hier au CIP, à l’issue du Conseil du gouvernement qu’il a présidé. M. Ouyahia devait d’abord s’étaler longuement sur la catastrophe avant de répondre aux questions sur les critiques formulées sur la gestion des inondations par les pouvoirs publics. Le Chef du gouvernement devait ainsi mettre en évidence l’importance et la gravité des précipitations qui auraient pu faire des dégâts partout où elles auraient eu lieu, y compris dans les pays les plus développés. Pour le chef du gouvernement, aucun dispositif ne pouvait arrêter le déluge de Ghardaïa avec ses 8 mètres d’eau. «Il y a un seuil critique pour ce genre de catastrophe que même les grandes nations comme les Etats-Unis, la Chine ou l’Allemagne ne pourraient en être à l’abri», dira M. Ouyahia avant de souligner que «le volume de 900 m3/seconde a été imparable» et que, heureusement, «la digue a pu contenir 20 millions de m3, ce qui a évité plus de dégâts». Il a estimé ensuite que l’Algérie n’est pas à l’abri des catastrophes naturelles et que «de Guelma à Oran, en passant pas Sidi Bel-Abbès, nous sommes (assis) sur une bombe», en référence à la construction dans les zones à risques et l’urbanisation anarchique. Le Chef du gouvernement a également tenu à rappeler que «les inondations et les séismes guettent plusieurs régions du pays» et qu’»il n’existe aucun moyen de les empêcher ou de les prévenir». «Aucun Etat au monde, quels que soient son développement et sa force, ne peut faire face aux catastrophes naturelles», relèvera-t-il avant d’ajouter qu’»il faut aérer les zones surpeuplées, les zones dangereuses, mais on ne déplace pas un peuple en un jour. La solution radicale réside finalement dans un développement stratégique des régions de notre pays». M. Ouyahia a en outre reconnu que, même si «d’année en année, nos moyens d’intervention s’améliorent, il reste encore des insuffisances. Ce serait mentir que de dire que nous avons tous les moyens d’intervention et que nous sommes à l’abri d’une autre catastrophe, similaire ou plus grave que celle qui vient de toucher Ghardaïa». Il relèvera par ailleurs que l’Algérie a accusé «beaucoup de retard en la matière». M. Ouyahia a également estimé que l’anarchie dans l’urbanisme «existe et est source d’aggravation de catastrophes naturelles», rappelant que, même si des textes de loi sont promulgués après chaque catastrophe (séismes de Chlef en 1980 et de Boumerdes en 2003), ils ne sont pas appliqués à 100%. «Plusieurs régions sont interdites à la construction, mais les citoyens, en raison de la crise du logement, ne respectent pas les directives», a-t-il relevé, ajoutant qu’»interdire la construction dans les zones à risques pourrait être parfois source d’émeutes». S. Illoul et A. Tilioua
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