Le mystère persiste toujours à Sidi Bel-Abbès
Le mystère entourant la «maladie inconnue» qui s’est déclarée ces derniers jours à Sidi Bel-Abbès persiste toujours quant à son origine réelle.
Pour de nombreux ob-servateurs, il est même loin de se dissiper entièrement tant les résultats de certaines analyses approfondies (biopsies notamment) tardent à être acheminés rapidement du CHU à partir des laboratoires spécialisés de la capitale. Malgré toutes ces contraintes, lors d’un point de presse animé hier au CHU Hassani Abdelkader, le directeur de la santé et de la population de la wilaya, M. Louadi, n’en a pas moins voulu se montrer rassurant en ce qui concerne le contrôle de la situation au niveau local. A l’instar de ses collaborateurs, il a tenu à son tour à confirmer les premiers éléments du diagnostic déjà établi par les médecins spécialistes et les laboratoires d’analyses selon lequel la pathologie révélée par la similitude des symptômes observés sur les différents patients hospitalisés, serait tout simplement un syndrome néphrétique aigu, s’apparentant à une forme d’inflammation du rein, mais n’ayant pas, dans ce cas d’espèce, une origine microbienne ou virale. Partant de ce constat, le même responsable estime qu’il s’agira dés lors «de concentrer les recherches sur le volet toxicologique qui permettra de cerner le principal agent causal de cette maladie qui n’a pas encore révélé tous ces secrets. Plusieurs hypothèses ont été ainsi émises à ce sujet, rappellera-t-il, mais aucune n’a été privilégiée en particulier par l’équipe de néphrologues et de toxicologues actuellement à pied d’œuvre au niveau du CHU de Sidi Bel-Abbès. Même la piste de l’eau d’alimentation susceptible d’avoir été polluée par une quelconque substance chimique a été retenue.» «Dans ce sens, poursuivra encore le directeur de la santé, des instructions fermes ont été données à certains organismes et collectivités à l’effet d’effectuer rapidement des analyses physico-chimiques et toxicologiques au niveau de tous les points de pompage et de distribution d’eau potable.» Par cette déclaration, le premier responsable du secteur de la santé à Sidi Bel-Abbès, relayé en cela par la directrice générale du CHU présente au point de presse, a voulu surtout faire part de son optimisme quant à une issue heureuse de la médication spécifique proposée par les spécialistes pour le traitement de cette ô combien lourde pathologie qui a enregistré, hier dimanche également, l’admission de nouveaux malades, ce qui porte le nombre cumulé d’hospitalisations à 47 malades pour les deux sexes (âgés entre 29 et 74 ans) parmi lesquels figure un adolescent de 15 ans.  Le traitement symptomatique assuré à ce jour a permis déjà à cinq malades de regagner leurs foyers respectifs… Ce qui dénote, on ne peut mieux dire, une évolution positive de la situation à travers la maîtrise et la conduite du schéma thérapeutique suivi scrupuleusement par les spécialistes affectés en permanence au chevet des malades.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com