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MCA- USMA, 75 ans de rivalité pure



MCA- USMA, 75 ans de rivalité pure
Miloud Hamdi, le coach de l'USMA, s'est rendu cible des feux d'une rampe brûlante par sa déclaration pernicieuse, à la limite de la provocation et de l'accusation, contre les supporters du Mouloudia et par ricochet contre le Doyen. Le coach, depuis son arrivée en Algérie chez les Usmistes, dégageait l'impression de sérénité, de pragmatisme, d'optimisme d'un professionnel averti avant de se « métamorphoser », presque gratuitement, pour se défausser sur le voisin - quand bien même rival de son club employeur - par sa sortie inattendue, jamais exprimée dans les deux camps, mais ô combien vexante à l'encontre des Mouloudéens et de l'opinion sportive. « Vous vous imaginez avec 30.000 supporters du Mouloudia au 5-Juillet scandant T.P Mazembe, je me croirais au Congo ». Une déduction trop rapide, hâtive, juste parce que le coach usmiste a été« gentiment chambré par une dizaine de supporters de l'équipe nationale lors du match Algérie-Guinée (c'est lui-même qui le dit) ». Comment Hamdi a pu évaluer les « intrus » du TP Mazembe à 30.000 ' Parce que si ce sont réellement les Mouloudéens, après cette pique du coach, il risquerait de voir le double. Au fait, comment le coach usmiste a-t-il pu identifier et sigler que ses « chambreurs », ces conspueurs qu'il redoute tant, sont des fans du Doyen ' Pourquoi ne seraient-ils pas des supporters d'El Harrach, de Kouba, de Belouizdad, d'Hussen Dey... ' Le coach, pour éviter cette charge des Mouloudéens, a, donc, demandé de défier le TP Mazembe à Bologhine. Et si ces 30.000 chahuteurs plantaient le décor des tribunes du stade Bologhine lors de la finale ' Il suffirait à ces « envieux et jaloux » ou autres perturbateurs de se sangler dans des tenues rouge et noir et d'investir les guichets pour rafler tous les tickets... C'est dire que le synopsis du scénario du patron technique du club de l'USMA présente un goût assez aigre auquel personne ne croit ou a imaginé, même s'il a égratigné un laps de temps les « visés ». Dans les chauds quartiers communs aux deux clubs, ce sont plutôt les fans usmistes qui affichaient des mines de désolation contre les propos de leur entraîneur. Quand le Doyen avait décroché le premier titre africain pour l'Algérie, il y a 39 ans, ce coach n'avait que 6 ans... » grommela un vieux de la rue de Tanger et supporter du CRB. Pour l'histoire, le coach aurait pu se faire briefer par les siens que la rivalité « féroce » entre le MCA et l'USMA, depuis 1940, n'a été que purement sportive. Dans les tribunes, ce sont des frères, des parents et leurs enfants aux couleurs opposées, des cousins et des voisins proches qui chauffaient l'ambiance et « rejouaient » le match des semaines durant en attendant le prochain face-à-face. Mieux, pour rester dans la rétrospective, durant les deux finales 69 et 70 (rejouées) entre le CRB et l'USMA beaucoup de supporters du Doyen avaient prêté main-forte aux « Rouge et Noir ». Certains ont fêté le sacre en 1981 en se déplaçant à Bel Abbes. Alors trêve de suspicions et de galéjades. Cette chronique ne se veut pas un redressement de tort ou une réaction d'un chroniqueur bavasseur, mais juste un recadrage de la réalité qui anime le plus palpitant derby du pays et de la capitale. Bonne chance à l'USMA en Ligue des champions et vive la rivalité fraternelle MCA-USMA.


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