Sidi-Belabbès - Zianides (Abdelwadides)

les origines des habitants de Sidi chaib



Les Beni-Mathar se divisent en deux grandes fractions : les Ouled-Amran et les Ouled Attia. Ils sont parents des Ouled- Abd-el-Ouad, dont un personnage considérable, Yaghmoracane Ben-Zyane, fonda à Tlemcen en 1235, l’empire des Beni-Zyane. Une fraction des Ouled Attia porte encore de nos jours le nom de Ouled-Zyane. Quoique parents de Yaghmoracane, les Beni-Mathar se révoltèrent contre lui, mais ils furent vaincus et acceptèrent de leur vainqueur généreux, à titre de fief, le pays de Messoulane, au Sud-est de Dhaya, où ils vivent aujourd’hui, et qui était occupé à cette époque par les Ouled-Chaïb, fraction de la grande tribu des Souid. On voit sur la rive droite de l’oued Messoulane la Koubba de Sidi-Chaïb. Depuis lors, ils restèrent fidèles à la dynastie des Beni-Zyane jusqu’à leur chute, les accompagnant dans toutes leurs guerres, leur servant de puissants auxiliaires, et contribuant à la splendeur de leur domination ; En l754 lorsque le bey d’Oran Gaïd-ed-Dhab leva l’étendard de la révolte contre le bey Ostmane El-Kebir, les Beni-Mathar se partagèrent en deux parties prenant diversement cause pour les deux adversaires. Gaïd-Ed-Dhab, qui s’avançait à la rencontre d’Ostmane, fut trahi par une grande partie de son armée, sous les murs de Miliana, et dut prendre la fuite pour ne pas être livré à son ennemi. Ceux des Beni-Mathar, qui avaient soutenu sa cause, émigrèrent au Maroc pour se soustraire à la juste vengeance d’Ostmane, firent leur soumission à l’Empereur qui leur donna en concession le pays appelé Ras-el-Aïn , non loin du Chott-Gherbi et de la frontière sud-ouest de notre colonie, où vivent encore les descendants assez nombreux de ce parti. De sorte qu’il y a maintenant deux tribus qui portent le même nom de Beni-Mathar, dont lune relève de la commune mixte do Dhaya et l’autre du Gouverneur marocain , qui réside à Oujda. Les Beni Mathar de la région se soulèvent en 1844, et campèrent dans une région plus au sud, se soumirent de nouveau en 1846, et furent internés dans les environs du Tessala, près de Bou-Kaala où fut construit plus tard le télégraphe aérien de Sidi Brahim.-



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