Genèse et affirmation
(6ème partie et fin)
Quelques noms de ceux qui ont participé à toutes ces manifestations depuis 1996, soit à titre individuel soit à titre collectif, mais pour citer tous les artistes plasticiens, deux pages entières n’auront pas suffi. Aussi la liste est limitée à quelques noms parmi les plus anciens, ou les plus représentatifs:
Parmi les peintres, les plus anciens: Hassaïne, Hamdad, Moulay. Les moins anciens: Belkhorissat, les frères Mokades, Daz, les frères Merzoug, Krour Noureddine. En céramique et travaux de sculpture, il y a le doyen Benali Benyoub. Pour les miniaturistes Hanafi et Krour Maachou, et la calligraphie est représentée par Hariri. Toutefois, un index complétera cette liste. D’autres peintres natifs de notre département ont une notoriété nationale et même internationale, mais qui ont évolué ou évoluent sous d’autres cieux, nous citons parmi eux: Boukerche Miloud (décédé en 1979), Slim (Né en 1945), Silem Ali (né en 1947), Zoubir Hellali Mahmoud (né en 1952), Kadid Djillali (né en 1956). Enfin, il est important de dire un mot sur les grands rendez-vous nationaux, et internationaux, des arts plastiques où notre cité a été brillamment représentée:Le Festival National des Arts Plastiques de Souk-Ahras, L’année culturelle de l’Algérie en France et le Salon méditerranéen des Arts Plastiques de la ville d’Oran. A la dernière édition du Festival national de Souk Ahras en 1999, notre cité obtint le prix de peinture avec une œuvre de l’artiste-peintre Hamdad. En 2003, à l’année culturelle de l’Algérie en France, deux peintres, Mokedes et Hamdad, représentèrent Sidi Bel-Abbès en exposant au sud, au centre et au nord de la France. Ils furent, au nom de la ville, présents aussi au deuxième Salon méditerranéen de la ville d’Oran organisé par l’association Civ-œil en 2005.
Il est aussi de notre devoir de saluer le peintre et professeur à l’école des Beaux Arts, Monsieur Belkhorissat Abdelkader, pour avoir été à l’origine de la création à Sidi Bel-Abbès d’une annexe de l’école des Beaux Arts d’Oran. Ouverte en 2004, cette année l’école verra la sortie de sa première promotion de diplômés. L’annexe restera un repère pour tous ceux qui cherchent sincèrement à développer la culture tout simplement, sans emphase et sans bruit et qui n’attendent rien d’autre que de voir l’autre s’épanouir et développer des réflexes l’honorant en tant qu’être humain. En conclusion, il est reconnu que Sidi Bel-Abbès recèle des talents d’envergure nationale, malgré les incompréhensions, l’indifférence voire les mépris occasionnels. Quoi qu’il en soit, cette cité a honoré les Arts sur le plan national et international, et l’école bélabésienne de peinture des années soixante a laissé un héritage historique dont peut être fière la nation algérienne, en plus du savoir faire, de l’authenticité, et de l’honnêteté. Sa brillante et brève apparition dans le sillage de la vie artistique de notre nation est une autre preuve que la ferveur artistique, humble et généreuse, ne doit jamais être tronquée avec le dérisoire et les penchants primaires: le cas contraire serait le meilleur moyen de tuer la vraie richesse.
Sid-Ahmed Hamdad
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com