Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Légende et histoire du saint Sidi Bel Abbès El-Bouzidi



Légende et histoire du saint Sidi Bel Abbès El-Bouzidi 4ème partie et fin Une lecture historique de la légende Mais le perfide démon réveilla dans le cœur de ces hommes frustes, la haine et le doute. Des voix s’élevèrent pour dénoncer ce qui fut présenté comme la suffisance et l’arrogance du saint homme et bientôt Sidi Bel-Abbès fut chassé des douars à coups de pierres. Certains envisagèrent même de le tuer. Mais Dieu veillait et Sidi Bel-Abbès protégé, se réfugia dans la forêt de Messer où il vécut des années de racines et de plantes sauvages tout en s’adonnant à la prière. Allah pour punir ces hommes de leurs méfaits, de leurs vices et de leur impiété fit alors s’abattre sur eux les plus terribles des calamités: guerres fratricides, famines, épidémies et souffrances ruinèrent bientôt le territoire des tribus... Les sages des tribus des Ouled Brahim et des Amarnas réalisèrent alors qu’ils avaient commis une injustice à l’égard d’un Juste et on décida de chercher le saint homme et de lui faire pénitence. On le retrouva dans sa retraite de Messer et chacune des deux tribus invitèrent le saint homme à se joindre à elle. Devant le refus de Sidi Bel-Abbès, certains Ouled Brahim voulurent l’enlever de force. On raconte que Sidi Bel-Abbès se serait métamorphosé alors en colombe qui devant les yeux médusés des frustes arabes, disparut dans le ciel... La colombe vola jusqu’à une colline dite Sidi-Amar, qui dominait la Mékerra. Et là Sidi Bel Abbès reprit sa forme première. Cette belle légende, a-t-elle quelques fondements historiques? Difficile à dire en l’absence d’écrits. Les quelques éléments historiques, très approximatifs par ailleurs, que nous pourrons tirer de la légende est que le saint homme aurait vécu entre 1710 et 1780, date de sa mort selon la tradition locale. Cette période coïncide avec les guerres de résistance contre l’occupation espagnole d’Oran... A la date de 1708, les Espagnols occupant Oran firent leur capitulation au bey de Mascara Bouchelaghem, et purent s’embarquer vers leur pays. Mais en 1733, les Espagnols réoccupent de nouveau Oran. Le bey Bouchelaghem se replia sur Mostaganem et soumit Oran à un terrible siège. La situation des Espagnols est si difficile alors qu’ils furent contraints de renouer avec les Beni Amer, leurs anciens alliés et organiser une alliance avec eux contre les Turcs. Pendant longtemps une grande partie des Beni Amer formèrent une compagnie de cavalerie indigènes qu’on appelait «Mogataces», d’autres maures, «Los moros de paz», les maures de la paix, se présentaient comme les alliés des Espagnols. Mais la tradition rapporte qu’au cours d’une bataille, les Beni Amer se rallièrent avec les Turcs et retournèrent leurs armes contre les Espagnols. Ce fut une terrible déroute pour les Espagnols. Quand Sidi Bel-Abbès meurt en 1780, les Espagnols sont toujours assiégés à Oran. Ce n’est que onze ans après sa mort, en 1791 que le bey de Mascara, Mohamed El-Kebir, put chasser les Espagnols d’Oran à la faveur d’un tremblement de terre et s’en empara.   Hani Abdelkader
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