
Entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre, toute une histoire à écrire. Nos moeurs et coutumes veulent que certaines chansons ne peuvent être entendues aisément avec toute la famille ni en public. En outre, le festival coïncide à chaque fois avec le mois de Ramadan où nous sommes plus appelés à se rapprocher de Dieu, et à vivre dans la sérénité, loin de bruits et autres agitations. Or, le festival du raï dérange la tranquillité des riverains du stade des Frères Amirouche où les libertés citoyennes, la consommation d'alcool se multiplient... Les conséquences de tout cela fortifient les fléaux sociaux et pénalise la société de différent drames et accidents...Le festival du raï pointe de nouveau son nez. Il est prévu du 19 au 26 juin 2014. L'étrange, c'est que tout le monde veut que ça s'arrête, mais personne n'exprime son refus. La joie éphémère vaut-elle vraiment une dénaturalisation humaine perpétuelle ! Au moins réguler la chanson raï, la rendre auditivement acceptable dans notre société réservée. Le directeur de la culture,M. TaibiMed,montre sa compréhension devant le souci de certaines franges rapporté à travers les questions des journalistes dans un forum organisé au siège de l'agence de presse ce samedi. «Je suis comme vous, je comprends qu'il y a des limites à accepter en public, et de surcroît avec sa famille mais y a-t-il des règles qui délimitent ce qui doit être accepté de ce qui ne le devrait pas», confit-il pour conclure. «Nous n'avons pas le droit de censurer tant qu'on ne possède pas une critique sur la chanson du raï.» Une tâche ardue, qui suppose un réel suivi en amont, quand il énumère lesmissions qui relèvent de son secteur. Des activités ordinaires conférées aux maisons de culture, des festivités nationales et internationales, l'activité des bibliothèques, l'inventaire des biens culturel, historique et artistique, monument et même les lieux qui symbolisent la mémoire collective comme celui de Graba, Tahtah..., sauf que dans tout cela. M. Taibi explique que la direction de la culture n'est qu'un intermédiaire. «Il faut la collaboration de tous les secteurs», rappelle-t-il. Bien dans sa peau, le directeur de la culture rapporte que le devoir de la société civile et des associations demeurent la clé de la réussite de chaque projet culturel à intérêt général. Le souci doit d'abord se manifester de la base pour ensuite escalader l'échelle à travers les différentes administrations pour enfin se concrétiser. Cela va de soit pour le patrimoine. «De ma part, mes services sont disposés à apporter le soutien final qu'il faut», dira-t-il. Sidi Bel Abbes, le pôle culturel de l'ouest, comme qualifié par M. Taibi, directeur de la culture, envisage l'année prochaine de créer des centres culturels dans les daïras et communes pour organiser cette activité dans les zones enclavées où la jeunesse n'a aucune distraction. Plusieurs chanteurs animeront le festival tel Chabba Lamia, Chan Milou, el Handi, Nabil en plus d'une probable présence du célèbre Chab Nasrou.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djillali Toumi
Source : www.lnr-dz.com