«Des dépassements dans l’octroi des devises aux universitaires»
Le bureau du CNES de l’université Djillali Liabès de Sidi Bel-Abbès a saisi récemment, par courrier officiel, les services du contrôle financier de la wilaya pour leur demander d’ouvrir rapidement une enquête sur des cas de «dérives avérées et constatées» dans la gestion financière de certaines facultés.Dans leur correspondance, dont des copies ont été transmises aux ministères des Finances et de l’Enseignement supérieur ainsi qu’au wali de Sidi Bel-Abbès, les représentants du CNES citent expressément «des membres de la direction de la faculté de droit, tous de rang magistral», qui auraient, soulignent-ils, «bénéficié de stages de courte durée à l’étranger dépassant de très loin les 30 jours», ce qui serait, de leur point de vue, «en contradiction flagrante avec la circulaire 01/06 du 26/01/2006 du ministère de l’Enseignement supérieur stipulant que les maîtres de conférences peuvent bénéficier au maximum de 30 jours de stage durant l’année». De tels faits sont jugés d’autant plus graves que le prolongement de la durée de ces stages à l’étranger, au-delà de la date limite permise, se serait traduit par une augmentation proportionnelle du pactole de ces mêmes universitaires qui auraient ainsi «bénéficié indûment et en toute illégalité de devises supplémentaires». Les syndicalistes considèrent ces actes, avalisés de surcroît par les organes de contrôle au sein de l’université (comptable compris), comme des dépassements qui «sont, non seulement, contraires à la morale et à l’étique universitaire, mais aussi et surtout contraires aux lois et textes régissant l’université et les deniers publics en particulier sur le cas d’espèce». Dans la même correspondance, les responsables du CNES ne manquent pas de dénoncer également d’autres cas de dépassements mettant directement en cause certains doyens qui délaisseraient, semble-t-il, la gestion de leurs facultés à Sidi Bel-Abbès pour dispenser des cours d’enseignement magistral dans différentes universités du pays… «Alors que la réglementation est claire sur le plafonnement du nombre d’heures supplémentaires». En conclusion de leur lettre, les signataires réitéreront au contrôleur financier leur demande d’ouverture d’une enquête «pour connaître, argumentent-ils, les tenants et les aboutissants de ces dépassements et vérifier si ce mal n’a pas touché d’autres pans de la gestion des autres chapitres du budget de l’université».
A. Abbad
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com