Sidi-Belabbes - Revue de Presse

La Waâda des saints marabouts de Sidi Bel-Abbès



Entre réjouissances, répulsion et simple atermoiement A Sidi Lahcen au nord, Teghalimet et Waala au sud, la population locale de la wilaya de Sidi Bel Abbes et particulièrement les fidèles aux us et traditions ancestrales semble renouer une bonne fois pour toutes avec la fête populaire appelée communément «Waâda» en référence à ses dimensions sémantiques arabes signifiant par étymologie «Mawid» qui signifie rendez-vous ou retrouvailles. Ces rendez-vous ont généralement lieu hors de la circonscription de la ville mais à proximité des mausolées des saints patrons appelés localement «Ridjal Blad», à qui la population locale voue un grand respect et l’a bien manifesté en cette fin du mois d’août, malgré une atmosphère caniculaire marquée également d’un prélude annonçant une chaude rentrée sociale. Cette opportunité a, bien sûr, fait de Sidi Lahcen et Waala, deux pôles d’attraction diamétralement opposés qui ont drainé une marée humaine: veillées à caractère religieux, rassemblement de groupes de cavaliers de fantasia, gouals, prestidigitateurs, tout y était. En plus pour sceller les retrouvailles et la joie de la fête, les organisateurs et participants n’ont pas été économes dans la qualité du fameux couscous offert en abondance dans des jattes en bois. Quoique insignifiantes pour certains fanatiques, new look, ces fêtes populaires sont organisées, selon les premiers concernés, dans le seul but d’appeler à l’union tribale, la solidarité mutuelle, la réconciliation fraternelle, la bienfaisance mais surtout la bénédiction divine. Néanmoins, si à Sidi Lahcen ou à Waala, des événements ont connu un succès parfait, il y’a lieu de noter que la fête de Sidi Ahmed de Teghalimet a été en grande partie boudée, et les visiteurs qui ont fait le déplacement n’étaient pas nombreux. Comme on apprend qu’à H’caïba, la fête du grand patron Sidi Tedj Belhorma, a tout bonnement été repoussée à la mi-octobre. Contacté par la Voix de l’Oranie, les responsables et organisateurs qui s’en excusent, ont justifié ce report par le grand carnage commis par un feu qui s’est déclenché dans la région et qui a fait deux morts et trois blessés dimanche dernier. «Nous n’avons pas le droit de nous amuser quand nos frères, issus de la même tribu pleurent leurs proches».
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