Un vieux bus prend feu à Sidi Bel-Abbès
Un vieil autobus de transport urbain de marque Sonacome et appartenant à un transporteur privé, a fini par prendre feu et semer la panique, hier matin, au niveau de l’arrêt qu’il observe habituellement au quartier Benhamouda de Sidi Djillali à Sidi Bel-Abbès.
L’incendie qui s’est déclaré à l’arrière du véhicule, où est logé le moteur, comme cela arrive bien souvent pour ce genre de transport, a eu pour effet de semer la panique parmi les usagers, qui attendaient patiemment de prendre le bus pour descendre en ville. Selon la protection civile, la cause principale du sinistre serait un court-circuit survenu au niveau du moteur. Encore heureux que les pauvres gens, qui n’ont pas d’autre choix que celui d’utiliser ce moyen de transport, n’aient pas eu le temps de monter dans cet engin qualifié d’archaïque et même de «danger public». On n’ose pas imaginer ce qu’ils auraient enduré, au cas où ils auraient été pris au piège à l’intérieur. Il n’empêche que bon nombre d’entre eux, dont des femmes et des enfants, ont couru le risque de rôtir dans cet engin infernal.
Les éléments de la protection civile ainsi que ceux de la police sont aussitôt intervenus, les premiers pour éteindre le feu, et les seconds pour évacuer les abords et aménager un périmètre de sécurité, de peur que la catastrophe ne prenne de l’ampleur.
Les appels au secours suivis de courses dans tous les sens, pour s’éloigner du foyer d’incendie, ont brusquement sorti le quartier Benhamouda de sa torpeur rendue plus accablante par la chaleur. Les cris de certains passants reflétaient l’ampleur que prenait l’incident, tandis qu’un grand nuage de fumée enveloppait l’arrière du véhicule et l’on n’ose pas imaginer la suite au cas où le feu se serait communiqué au réservoir de mazout.
Il faut dire ici que cet engin n’est pas la seule et unique «pièce de collection» autorisée à rouler à Sidi Bel-Abbès.
Des dizaines d’autres continuent de menacer de mort certaine les usagers. «Que faut-il de plus à la direction des Transports pour décider d’interdire la circulation à de tels engins?», lançait-on après l’incident.
On apprend dans ce contexte que la DT avait fixé la date limite de circulation de ces bus au 31 juillet écoulé avant de concéder une prolongation jusqu’au 31 août courant, pour finir par la proroger jusqu’au 31 décembre prochain, du moins pour les autobus «Tata». Une question: Pourquoi attendre jusque-là?
En tout cas, après ce qui vient de se passer, les usagers ont montré leur grand mécontentement et se demandent si les pouvoirs publics attendent une catastrophe avec des dizaines de morts pour se décider à renouveler le parc de véhicules de transport.
L’incident fera même dire à un citoyen que «si ce véhicule est sorti du contrôle technique avec un rapport positif, il y a sûrement quelqu’un qui n’a pas fait tout ce qu’il fallait pour qu’il soit frappé d’obsolescence».
S. Derraz
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com