Sidi-Belabbes - Revue de Presse

La CCLS exige le document aux fellahs quitte à compromettre la campagne



L’attestation CASNOS, un «visa» pour les semences Malgré les facilités qui viennent de leur être accordées, avec la mise en place du nouveau système de financement de l’agriculture «RFIG», les fellahs sont de plus en plus nombreux à émettre de sérieux doutes quant à l’efficacité opératoire de la formule pour être à même d’assurer un accès facile et rapide aux crédits proposés par les banques. Et pour cause: nombre d’entre eux n’arrivent pas à réunir les fonds propres nécessaires leur permettant de s’acquitter de la mise à jour de l’assurance CASNOS et compléter ainsi leurs dossiers de demandes de prêts de campagne qui leur donnent droit de s’approvisionner en semences de céréales auprès des CCLS. Le problème semble se poser avec une acuité extrême dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès où un nombre très réduit de fellahs a été reconnu éligible au dispositif de financement en place. La situation de blocage qui en est résultée au niveau des guichets uniques a fini par avoir une incidence négative sur le volume des enlèvements de semences de céréales effectués à partir des différents organismes stockeurs de la wilaya. Les statistiques de ces deux derniers mois laissent apparaître partout une inquiétante tendance à la baisse. A titre d’exemple, la CCLS de Sidi Bel-Abbès a enregistré, à elle seule, une chute vertigineuse de ses livraisons aux fellahs, atteignant un taux six fois inférieur à celui enregistré lors de la campagne précédente. C’est pour dire en somme que la situation n’a jamais été aussi préoccupante qu’aujourd’hui dans cette importante filière de la production agricole. Et le pire dans tout cela est que de nombreux céréaliculteurs, arrivant difficilement à se relever d’une année de sécheresse, n’envisagent pas moins, cette saison, par faute de crédits bancaires, que de laisser carrément leurs champs de culture en jachère. «Que voulez-vous que l’on fasse, nous confiera l’un d’eux, à cause d’une malheureuse pièce administrative manquant au dossier, nous nous voyons contraints de laisser la cuscute et la folle avoine envahir nos terres au lieu de les cultiver en céréales nobles comme on l’a toujours fait notre vie durant».   Les représentants de la profession abondent dans le même sens en soulignant, de leur côté également, que c’est cette histoire d’attestation CASNOS, exigée par les guichets uniques des CCLS pour avoir droit aux prêts de campagne et partant bénéficier de leurs quotas habituels de semences, qui donne le plus de soucis aux producteurs inscrits dans les programmes ordinaire ou intensification de la filière céréales… «Pourtant, toutes les conditions –matérielles, humaines et naturelles- étaient réunies pour faire de cette campagne 2008 une réussite dans le genre en termes de rendement et de pic de production…», fera observer, non sans regret, le président de la Chambre de l’agriculture, Saim Tayeb. Mais c’était sans compter sur la bureaucratie qui a décidément encore de beaux jours devant elle en Algérie. A. Abbad
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