Une écolière agressée par un militaire
Mardi après-midi, la petite et paisible localité d’Amalza, relevant de la commune de Mérine située au sud de Sidi Bel-Abbès, a été le théâtre de troubles survenus à la suite, semble-t-il, de l’agression d’une petite fille par un militaire.
Selon les premiers éléments d’information en notre possession, l’homme en question, qui loge dans un appartement du centre de santé, à proximité de l’école primaire mixte Bencherif Mokhfi, se détendait dans son lit quand, se sentant gêné voire même agacé par les cris des élèves qui jouaient dehors, il sortira dans la rue où il aurait frappé l’un d’eux, une petite écolière de 4ème année. Ne s’arrêtant pas là, il se serait même permis d’entrer à l’école et d’y insulter les instituteurs. Devant pareil comportement, les jeunes du quartier, outrés, se sont spontanément dirigés vers le lieu de l’incident pour crier leur indignation et leur colère. Ils tenteront même de s’en prendre à l’officier qui préfèrera à ce moment-là prendre la fuite. Laissant libre cours à leur courroux, les jeunes se sont adonnés, sur place, au saccage de l’appartement occupé par le commandant. Appareils électroménagers (téléviseurs, démo, réfrigérateurs), matériel de couchage et effets vestimentaires seront ainsi brûlés. Ils n’auront de cesse, par la suite, de réclamer la présence de hauts responsables de la wilaya. La situation n’a pu être maîtrisée que vers 19h, grâce à l’intervention des éléments de la gendarmerie et du commandant du secteur.
Par ailleurs, nous venons d’apprendre, de source scolaire sûre, qu’à l’issue de ces graves incidents, l’école mixte Bencherif Mokhfi n’a pas ouvert ses portes hier. Une délégation conduite par les inspecteurs de la circonscription de Telagh a bien été envoyée sur les lieux pour désamorcer la situation, mais les instituteurs, qui étaient tous présents, ont affirmé qu’ils ne pouvaient continuer leur noble mission après avoir été, rappelleront-ils, touchés dans leur honneur. A n’en pas douter, les 240 élèves, issus dans leur majorité de couches sociales démunies, sont les seules victimes qui paieront ainsi les pots cassés. Ceci dit, le climat tendu d’hier semble s’atténuer relativement. Quelques adolescents, pour la plupart des écoliers et des collégiens, tentent de temps à autres de barricader la route et de brûler des pneus, mais sans grave conséquence. A la question de connaître le mobile de cette réaction, les protestataires disent réclamer la présence du wali. Les éléments du service de sécurité ont été renforcés.
Abdou Ilias
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com