Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Journée du Moudjahid à Sidi Bel-Abbès



Ali Tounsi visite «l’hôpital de transit» de Tizi La célébration à Sidi Bel-Abbès du double anniversaire de la Journée du Moudjahid et du Congrès de la Soummam a été rehaussée par la présence du directeur général de la sûreté nationale, Ali Tounsi, qui a vécu dans la région un important épisode de sa vie de résistant de la lutte de libération nationale. Accompagné notamment du wali de Sidi Bel-Abbès, et après avoir assisté à la célébration traditionnelle de cette journée historique, et partagé de grands moments d’émotion avec les membres de la famille révolutionnaire, le DGSN a marqué de sa présence la cérémonie de remise de cadeaux aux moudjahidine et aux proches des martyrs de la daïra de Ben Badis, organisée au sein de la Maison de jeunes. Il reprendra par la suite le chemin de l’hôpital Etaoukhoum, situé à une quinzaine de kilomètres de la localité de Chetouane, plus exactement à Tizi, un endroit qui était très sûr pour les maquis révolutionnaires des années 50. Là, il sera invité par l’ensemble des présents à revenir des années en arrière et raconter lui-même son histoire dans cet hôpital de transit de la commune de Chetouane «Etaoukhoum». Aucun des présents, notamment ceux de la génération de l’indépendance, ne pouvait imaginer que dans une grotte de deux mètres seulement de hauteur se trouvait un hôpital de campagne. Là, le tunnel de six mètres de profondeur à peine pouvait protéger, entre ses murs de pierre et de terre, les résistants de la lutte armée qui étaient soignés. M. Tounsi se rappellera avec émotion des souvenirs d’il y a une cinquantaine d’années que la vue de l’endroit a permis de faire remonter à la surface. A quelques mètres seulement de cet hôpital qui pouvait contenir juste six lits en bois, géré par le sous-lieutenant Si Farid et le sous-lieutenant Si El Ghouti qui soignaient efficacement les blessés, les souvenirs de cette époque de la Révolution a emmené le DGSN vers une autre grotte qui, jadis, était utilisée, sous son commandement, comme centre de transmission et de communication avec l’ensemble des résistants afin d’organiser des rencontres secrètes et planifier des opérations militaires dans la région. Les moudjahidine de cette localité, ainsi que leur compagnon de guerre le lieutenant Ali Tounsi, se souviennent toujours de leur ami Si Fayçal qui a été arrêté à quelques mètres de cet hôpital. Transféré par l’armée française au pénitencier de Baudens, il a réussi à s’échapper après de longues souffrances. Il mourra en martyr en 1960 alors qu’il était condamné à mort par l’armée d’occupation. Plusieurs autres noms seront également évoqués par la famille révolutionnaire, sous la stèle historique, notamment Nahrou, Benziane, Farhat, Moulay Ali, Barrahou, et bien d’autres qui ont fait l’histoire de la Révolution de notre pays.
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