Une jeune karatéka fait fuir son agresseur
La jeune T.K. se souviendra longtemps de cette petite frappe qui l’avait accostée, ce jour de Ramadan, à la sortie du CRU (centre de recherche universitaire) de Sidi Bel-Abbès où elle s’était rendue en compagnie de son père pour compléter son dossier d’étudiante...
Ceinture noire de karaté, détentrice de plusieurs titres nationaux et internationaux, jouissant de surcroît d’une hygiène de vie de sportive de haut niveau, elle ne s’attendait nullement à affronter un jour cette dure réalité de la rue belabbésienne avec son lot de lâches agressions ciblant tout particulièrement les femmes et les vieillards. Après avoir rempli donc diverses formalités au niveau du CRU, situé en face du complexe du 24 Février, elle en sortira préférant laisser son père poursuivre sa discussion avec des agents de l’administration universitaire. Seule dehors, adossée à la portière du véhicule familial, elle attend tranquillement le retour du «padre», lui aussi karatéka. Soudain, son mobile vibre. Elle le sort de son sac, mais au moment où elle s’apprête à répondre à l’appel, un malabar se dresse en face d’elle, la mine patibulaire. La jeune fille, d’apparence frêle, comme tout autre athlète de performance, est dominée de toute la taille par la corpulence de son agresseur qui ne lui laisse aucune possibilité de se libérer de son emprise physique. Un couteau à la main, le voyou ordonne alors à sa victime de lui remettre son portable... «Et de s’exécuter sur-le-champ!», sinon le pire allait lui arriver. Rompue aux durs combats des arts martiaux, douée d’un self-contrôle extraordinaire, la jeune fille réagit comme l’éclair à l’agression. En une fraction de seconde, elle se met en position de défense-attaque et lance dans le même mouvement ce cri terrible du «Kiaï» japonais, avec une intensité telle que son agresseur est resté un moment pétrifié sur place avant de reprendre ses esprits pour détaler comme un lièvre en direction de la route de Mascara prolongée. Accourus sur les lieux de l’agression, les agents de sécurité du centre de recherche ne purent que constater les faits: Un voyou déjà bien loin, en train de courir comme un fou, et une jeune étudiante attendant calmement le retour de son père.
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A. Abbad
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com