Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Il s’est attaqué à 3 personnes à la Direction de l’Education de Sidi Bel-Abbès



Un enseignant condamné à deux ans de prison ferme La cour de Sidi Bel-Abbès siégeant en session criminelle a condamné un enseignant, accusé de tentative d’homicide, à deux ans de prison ferme. Les faits, remontant au 5 mai 2007, ont eu pour théâtre le siège de la Direction de wilaya de l’Education où le mis en cause répondant aux initiales B.N., enseignant de 23 ans d’ancienneté, piquant une crise, s’est attaqué à deux responsables et un agent. L’un des deux responsables a été touché grièvement d’un coup de couteau au niveau du foie et l’autre au rein. Quant à l’agent, il a été blessé au niveau de la cage thoracique. C’est ce qui ressort du dossier présenté à la cour où l’on précise que les trois victimes ont été évacuées aux urgences de l’hôpital de la ville, les deux premières ayant été admises tout de suite au bloc opératoire. Appelé à la barre, le mis en cause, âgé d’une cinquantaine d’années, hypertendu et souffrant de «comportements et agitations incontrôlables et agressifs» comme l’indique un rapport médical présenté par la défense, ne se rendait pas compte de la gravité de ses actes. Il n’arrivait même pas à s’en souvenir, devait souligner la défense. Son avocat mettra en exergue que la réaction du mis en cause est plutôt due aux difficiles circonstances liées à sa vie professionnelle et sociale en rappelant que son mandant «était en litige avec l’un des inspecteurs, ce qui a entraîné des procédures disciplinaires donnant lieu à sa mutation vers Boukhanifis, sanction suivie d’un blocage de paiement de deux mois, en plus des deux autres mois de retard». L’enseignant déclarera, pour sa part, qu’il était, le jour des faits, venu réclamer sa paie qu’il n’avait pas perçue depuis quatre mois, lui qui est en charge d’une famille constituée de onze personnes. S’appuyant sur ces faits, une demande de requalification de l’affaire d’attentat d’homicide volontaire à un délit de coups et blessures volontaires a été introduite par son avocat. La défense de la partie civile s’est basée, elle, sur le fait que le mis en cause «avait en sa possession une arme blanche alors qu’il devait se rendre dans une administration afin de demander des explications sur son salaire». Le procureur requerra une peine de cinq ans de prison ferme et une amende d’un million de dinar, peine ramenée à deux ans après délibérations. S. Derraz
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