Plaidoyer pour des ensembles d’habitat agréables à vivre
Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Mohamed Nadir Hamimid, a présidé, hier samedi, à l’IFP de Sidi Bel-Abbès un regroupement régional des cadres du secteur des wilayas de l’Ouest.
Elargis aux représentants des Conseils locaux de l’Ordre des Architectes et des Comités d’Architecture, de l’Urbanisme et de l’Environnement Bâti des wilayas concernées, les travaux de cette importante rencontre ont permis à l’ensemble des participants de prendre connaissance des nouvelles directives émises par la tutelle quant à la démarche à suivre en matière de maîtrise d’œuvre ainsi que de conception et d’organisation des programmes de logement rural et des ensembles d’habitat urbain. Dans son allocation d’ouverture, le représentant du gouvernement n’a pas manqué de mettre l’accent sur le strict respect de cet ensemble de règles et de prescriptions opératoires qui constituent les principaux sujets de préoccupations des plus hautes autorités de l’Etat et interpellent, aujourd’hui plus que jamais, tous les acteurs intervenant à des titres divers dans la conception, l’élaboration puis l’adoption et la mise en œuvre des dossiers d’études de ces mêmes programmes. Abordant, d’abord, la question de la qualité dans la conception des programmes d’habitat, le ministre déplorera surtout le fait que dans la production architecturale et urbanistique, celle-ci reste encore «en-deçà de l’effort financier consenti par la collectivité nationale dans le domaine du logement, des équipements publics et de la viabilisation». «Il s’agit, poursuivra-t-il, d’une attente des populations qui aspirent de manière légitime à des ensembles d’habitat agréables à vivre et où la spécificité des projets, la diversité du bâti, le confort urbain et la convivialité des espaces se substituent à la répétitivité et à la monotonie urbaine. De ce point de vue, il est tout à fait clair que la demande porte, aujourd’hui, non seulement sur un logement décent mais aussi sur un cadre bâti et un environnement urbain de qualité. Il y a là une exigence citoyenne pour une qualité de vie, à la fois, à l’intérieur du logement, mais aussi à l’extérieur du logement, dans la rue, au niveau du voisinage immédiat et dans le quartier; à laquelle les concepteurs que sont les architectes et les urbanistes doivent absolument répondre». Dans son argumentaire en faveur d’une production architecturale de qualité, le premier responsable du secteur se montrera très critique en ce qui concerne également l’habitat rural, faisant observer au passage que «la campagne est souvent défigurée par des constructions de mauvaise qualité architecturale et, de surcroît, souvent inachevées et encombrées de rajouts disgracieux...» Partant de ce constat, le ministre de l’Habitat concèdera qu’en la matière, «le défi à relever ne se pose plus, aujourd’hui, en termes de moyens, mais plutôt dans notre capacité à élever le niveau de la prestation en matière de conception et de suivi de la réalisation des différents programmes d’habitat financés par la collectivité nationale. C’est assurément cette exigence de la qualité du logement et notre aptitude à réaliser des ensembles d’habitat agréables à vivre qui doit dicter désormais les choix, les approches et les démarches des opérateurs du secteur». Il insistera par la suite sur l’intérêt d’une bonne préparation du plan de masse, «un document essentiel qui doit assurer, dira-t-il, l’intégration du projet avec l’ensemble des éléments qui caractérisent le site d’accueil, en définissant et en articulant les réseaux, les équipements ainsi que des espaces communautaires hiérarchisés...» A ce titre, le ministre énumèrera toute une série de critères que se doivent de respecter les différents instruments d’urbanisme mis en place. Il tiendra surtout à faire remarquer que «la composition urbaine doit donner lieu à des unités d’habitation et à des quartiers à l’échelle humaine, tout à fait gérables, sans espaces résiduels mais avec des aménagements extérieurs, du mobilier urbain et des plantations vertes de qualité. La typologie des constructions doit être adaptée aux paramètres naturels locaux comme la topographie, le climat et l’ensoleillement. L’architecture doit être, enfin, une émanation du site; la construction, quant à elle, doit être à la fois fonctionnelle, économique et esthétique. Par conséquent, la diversité des sites et des paysages de notre grand pays doit susciter la conception d’une architecture spécifique aux localités du sud, des Hauts-plateaux, des zones de montagne et de notre littoral méditerranéen». Dans le domaine de l’habitat rural, en se référant à la nouvelle formulation visant la stabilisation et l’amélioration des conditions de vie de populations rurales, le même responsable ne manquera pas également de rappeler quelques règles essentielles à suivre, appelant les intervenants dans le secteur à «revoir la manière de concevoir et de localiser les programmes d’habitat; d’autant plus que ce logement tel qu’il est soutenu par l’Etat, n’est pas seulement destiné à la population qui active dans l’agriculture, mais il s’agit d’un segment d’offre de logements qui concerne l’ensemble des catégories socioprofessionnelles qui vivent dans la campagne».
A la fin de son allocution, le ministre invitera l’ensemble des participants à un débat en plénière sur l’ensemble des problèmes évoqués avant de céder la parole à ses proches collaborateurs pour développer, dans le détail, certains points en rapport avec l’ordre du jour de ce regroupement régional.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com