Le siège de la mouhafada de Sidi Bel-Abbès a abrité, avant-hier, une
réunion des représentants de la région ouest et sud-ouest de la «cellule
centrale de suivi» du FLN.
Cette instance, créée en mai 2007, et qui a organisé un sit-in devant le
siège central du vieux parti le 8 novembre 2008, regroupant quelque 500
militants et cadres du parti, réitère son appel à la tenue d'un congrès
parallèle à celui que prévoit d'organiser la formation dirigée par Abdelaziz
Belkhadem. Le communiqué qui a sanctionné la rencontre de samedi dernier à Sidi
Bel-Abbès, dont nous détenons une copie avec la liste des signataires, explique
les raisons de cette alternative proposée. «Nous affirmons que la tenue d'un
congrès parallèle s'avère désormais une des alternatives pour les militants
restés fidèles aux idéaux du parti», note le communiqué dans sa première
résolution. Rappelons qu'à la suite du sit-in de novembre, Belkhadem avait reçu
dans son bureau à Hydra, Abbès Mekhalif, Zidough Abdelkader et Azzi Thabet et
d'autres membres de «la cellule du suivi» durant quatre heures, et s'était
engagé avec eux d'assainir la Commission exécutive et le Conseil national des
«entristes» qui ont commencé à peser au sein de ses instances. Par «entristes»
on désigne les gens qui ont été imposés au parti pour le représenter et qui
n'ont jamais milité en son sein. Mais, «le SG n'a jamais pu tenir ses
promesses», lance Noureddine Abdelkader, rapporteur de la «Cellule du suivi» au
niveau de l'Ouest. D'ailleurs, le second point du communiqué soulève la
question du « pourrissement» au sein du parti. «Le mutisme de l'actuelle
direction du parti devant les complots et les intrigues constituent un
prolongement du projet initié par le congrès dit unificateur. (...) nous
craignons que la préparation du prochain congrès soit la dernière étape dans la
vie du parti». Se prononçant sur les sénatoriales de décembre, le texte du
communiqué prévoit un autre revers du FLN. «Les déconvenues successives qu'a
enregistrées le parti se renouvelleront notamment lors des prochaines échéances
électorales, ce qui confirmera les mises en garde concernant l'incompétence de
l'actuelle direction du parti». Par ailleurs, des membres de cette commission
crient haut et fort que les enchères entre candidats aux sénatoriales pour
l'acquisition des voix des élus font rage en ce moment à tel point que le parti
s'est transformé en une véritable «bourse».
Un appel à l'adresse des
personnalités historiques influentes à se manifester pour sauver le parti en le
débarrassant d'une «direction dépourvue de tout projet politique permettant au
parti de continuer sa mission historique», lit-on à la fin du communiqué.
Pour mieux étayer la faillite de
l'actuelle direction du FLN, on nous signale qu'au moins neuf «Mouhafadhate»
n'ont pas encore été installées, dont certaines disposent d'un poids réel. On
cite parmi elles, celles de Tizi Ouzou, de Msila, d'Oran de Sétif... et de
Tlemcen. D'autre part, on s'interroge sur le silence du parti devant des voix,
devenues de plus en plus bruyantes ces derniers temps, appelant à la remise du
parti au placard.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ziad Salah
Source : www.lequotidien-oran.com