Le séminaire de formation, organisé par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, au profit de 205 présidents des assemblées populaires communales des wilayas de l'ouest du pays, a été clôturé, la semaine dernière, au centre de formation en administration (CFA) d'Oran.
Ce stage de formation, lancé en mars dernier, inscrit dans le cadre d'un programme national encadré par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, vise à renforcer les compétences et les expériences, en matière de gestion des situations de catastrophes naturelles et de crises, la maîtrise des techniques de communication, de planification et de gestion des ressources humaines et l'identification des moyens logistiques à mettre en oeuvre pour l'organisation des secours et des aides, aussi bien sanitaires que sociaux, conformément aux lois qui fixent les attributions des assemblées populaires communales dans pareils cas.
Cette formation, encadrée par des spécialistes (enseignants et hauts cadres de l'Etat), a duré 05 semaines dont la dernière a été consacrée à l'acquisition de connaissances spécifiques et précises dans le domaine de la gestion. La dernière semaine de ce stage a été consacrée à un groupe de 100 maires qui ont bénéficié de connaissances techniques et d'informations en mesure de leur permettre une meilleure gestion des collectivités, conformément aux spécificités de chaque région. Un large débat a été engagé au cours de ce stage pour écouter les problèmes rencontrés dans la mise en oeuvre des projets locaux de développement et de gestion des affaires des citoyens. L'élaboration et le suivi des plans communaux de gestion des catastrophes naturelles et d'organisation des secours intégrés dans des plans de wilaya, le développement rural intégré et la promotion des outils et mécanismes d'emploi sont les thèmes débattus, lors de la cinquième et dernière semaine de ce cycle de formation. Lors de l'avant-dernière session, organisée les 14 et 15 du mois en cours et encadrée par des directeurs de la Protection civile des wilayas d'Oran, Saïda, Sidi Bel-Abbès et Chlef, il était question d'identifier les catastrophes naturelles et mettre l'accent sur leur classement, en fonction des spécificités de chaque commune, notamment celle de la loi qui impose aux communes d'élaborer un programme communal de gestion des catastrophes, intégré dans le cadre d'un plan de wilaya.
Pour rappel le décret exécutif n°85-231 du 25 août 1985, relatif au plan d'organisation des secours, appelé plan «Orsec», a scindé les catastrophes en 14 risques dont 7 risques naturels dont les tremblements de terre et les inondations et 7 risques technologiques. Pour ce qui est de l'organisation des secours, elle est aussi scindée en 14 modules d'interventions. Une fois le plan «Orsec» déclenché, chaque module doit être automatiquement pris en charge et assuré par un organisme bien déterminé, selon les compétences. Ainsi et en mobilisant tous leurs moyens, toutes les directions et tous les services contribuent, chacune et chacun, dans son domaine.
A titre d'exemple, le module des «secours et sauvetages» doit être assuré par la protection civile, les soins médicaux, l'hygiène et les évacuation, par la direction de la Santé, la sécurité et l'ordre public, par la police et la gendarmerie nationale.
Le plan «Orsec» est déclenché sur ordre du wali qui préside la commission qui déclare la zone sinistrée, et ce, selon le degré de la gravité de la situation après l'évaluation des dégâts.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : J Boukraâ
Source : www.lequotidien-oran.com