Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Festival du théâtre professionnel de Sidi Bel-Abbès



Le peuple s’est reconnu sur les planches du TRSBA La racine du peuple est remontée, hier, sur les planches du Théâtre régional de Sidi Bel-Abbès à travers «Paroles d’hier et d’autres fois», -spectacle donné à l’occasion de la tenue du festival du théâtre professionnel- par la troupe du «Théâtre du dire» dirigée par Abbès Lacarne qui du haut de ses 63 ans, a tout simplement retrouver ses vingt printemps entouré de ses complices Abbès Sedjerari, Miloud Hassal, Assel Abdelkader, Saâdi Mohamed et Sebaâ Ahmed. On peut dire qu’une tempête d’émotion a soufflé sur la salle «overdosée» par une suite de patrimoine populaire proposé par nos «Medadhya» où l’on aura vu des aphorismes du terroir, «maânis», sorte de lampions pour égayer nos discussions ou nos transactions commerciales selon le Pr. Bencheneb. Lors de ce spectacle, les bendirs, derbouka traversière et gala accordéon, ont rythmé avec la grande Qacida de Benharrat «Bya dhak el mor», odyssée des reprouvés, ces déportés de 1870, envoyés aux contrées des Amériques, loin de chez eux, de la voix du Mouadior, de la salve de Ramadan et ses odeurs, des amis et de la famille. Ce poème lyrique que le metteur en scène Abbès Lacarne a su, dans un réalisme poétique, -cher à un Kateb Yacine ou à un Aimé Césaire- imprimer dans une forme de l’espace vide entrecoupé de petits morceaux de poèmes de Mestpha Ben Brahim, de Rudyart Kipling, du chant engagé de Nass El-Ghiwane, du Diwan abassi et surtout de la mémorable chanson de Mkalech «Khalouni Nebki Ala Rayi» et d’autres petits détails. «Le théâtre du dire» aura été ce soir l’oriflamme d’un peuple qui a, en un instant, communié avec lui-même. Ahmed Mehaoudi
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