C’est parti pour la 2e édition
Ainsi durant une bonne semaine printanière, Sidi Bel-Abbès vivra sous les feux de la rampe et une terrible épreuve attend pas moins de douze troupes théâtrales, censées nous procurer autant de plaisir que d’émotion.
Les unes et les autres sont formées pour la plupart de jeunes éléments, ce qui augure une belle lutte et l’on peut même qualifier cette édition de saison de la relève. C’est devant une salle archi-comble que la cérémonie d’ouverture s’est effectuée livrant ses petits secrets. Après les allocutions d’usage, nous avons eu droit à la présentation des membres du jury dont la mission serait de départager ces «gladiateurs» d’une arène impitoyable tant l’enjeu mène à Alger et son festival national. Sera t-on équitable pense-t-on dans les coulisses, ceci reste l’affaire de la conscience de celui qui juge. Et comme dans une tragédie, les vaincus seront voués à l’oubli. Point chaud de la soirée aura été l’hommage rendu à des hommes de théâtre qui ont marqué les planches en l’occurrence Saïm El Hadj, l’auteur entre autres de «Djouha» dans les années 60 avec sa troupe Masrah Chaâbi de Sidi Bel-Abbès avec les frères Issaâd, Lacarne Abbès, Yahiaoui dit Douma et d’autres encore. Abdelkader Issaâd, a honoré en la circonstance, des comédiens de l’ACT de Kateb Yacine avec Fadéla Assous, Aït Youcef, Mouloud, Lakroun Mahfoud, Habbar Smaïn, Hebieb Mohamed, et un hommage exceptionnel à M’Hamed Benguettaf. La soirée s’est achevée par la présentation de la pièce «Arrêt fixe», sur une mise en scène de Abbar Azzedine.
Un récit simple mettant en scène deux protagonistes, l’un prisonnier et l’autre son geôlier, qui au fil du dialogue se connectent et finissent par se ressembler.
Rappelons qu’en fin d’après-midi, au kiosque de la place ex- Carnet, les élèves de l’école des Beaux-arts, sous la direction du peintre-artiste Belkhorissat Abdelkader, ont exécuté une fresque en s’étalant sur la toile autour du thème «Scénographie vue par les peintres». Tout y est: couleurs, formes, et surtout cette improvisation chère aux adolescents au milieu des consommateurs de café-press teinté et la poussière d’une légère brise, à quelques mètres de la dolence des pigeons. Les arts se sont réunis pour nous annoncer que la fête durera jusqu’au 1er mai, même si l’on ressent une poussée de pauvreté dans l’air. C’est une question de lecture des choses.
Ahmed Mehaoudi
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com