L’association «Cousteau» tire la sonnette d’alarme
«Les grands problèmes environnementaux de la wilaya de Sidi Bel-Abbès» ont constitué le thème central de l’émission hebdomadaire «Vie des associations» diffusée par la radio locale.
L’animateur de cette attrayante émission, notre confrère Belkacem Mellouk, a eu cette fois-ci la main heureuse en invitant pour son dernier numéro les représentants de l’association écologique «Cousteau» créée à l’initiative d’un groupe d’enseignants et d’étudiants en sciences de la nature de l’université de Sidi Bel-Abbès. Les jeunes écolos, qui subissent localement de grandes pressions de la part de certains milieux cherchant apparemment à tempérer leur ardeur à plaider la cause de l’environnement, n’ont pas raté la nouvelle opportunité offerte par la radio locale pour jeter un véritable pavé dans la mare en focalisant le débat sur les préoccupations réelles des citoyens et la réalité de la situation environnementale à travers la wilaya de Sidi Bel-Abbès. «L’incidence des émissions de poussières des carrières d’agrégats sur la santé de la population de Sidi Ali Benyoub, les effets de la pollution sur le sol, l’eau et l’atmosphère, les nuisances sonores, la protection des espaces verts» sont entre autres les points abordés par les différents intervenants à l’émission. Même si l’on n’a pas manqué de se féliciter des efforts consentis par les autorités locales dans le cadre des programmes de défense de l’environnement et de l’amélioration du cadre de vie des citoyens, l’état des lieux dressé en la circonstance est jugé des plus alarmant par les membres de l’association «Cousteau».Ces derniers n’hésiteront pas ainsi à lancer un véritable S.O.S. en direction de la population locale et des organes concernés de près ou de loin par la question environnementale afin de veiller à «l’application des textes promulgués en matière de protection de l’environnement et d’amélioration du cadre de vie des citoyens» qui sont restés à ce jour lettres mortes. L’accent sera mis particulièrement sur la nécessité de sensibiliser et de former l’ensemble des acteurs à l’écocivisme qui se présente aujourd’hui, fait-on observer, «comme l’une des meilleures alternatives pouvant permettre à la fois de sensibiliser les citoyens à leur milieu et aux activités humaines polluantes, d’appréhender avec réalisme les bases de l’écologie et de l’environnement, de comprendre les problèmes de l’environnement dans leur complexité et d’accepter de faire de petits gestes écologiques au quotidien... La meilleure manière de régler les problèmes de l’environnement, souligne-t-on encore, se base sur un consensus qui ne peut être concrétisé que si la société pratique réellement l’écocivisme. Les objectifs ne peuvent être atteints que grâce à une sensibilisation et une éducation à tous les âges où l’Etat doit agir avec tous les moyens comme un véritable catalyseur».
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com