Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Enquête sur le tabagisme actif à l’université de Sidi Bel-Abbès



24% de la population universitaire sont des fumeurs Un groupe d’étudiants de l’université Djillali Liabes de Sidi Bel-Abbès vient de franchir le pas en réalisant une intéressante enquête prospective sur le tabagisme actif, en incluant, dans son champ d’investigation, les différentes composantes de la communauté universitaire. L’objectif recherché par les initiateurs de cette enquête visait, indique-t-on, «l’évaluation de la propagation de cette pollution tabagique au sein de l’université» et l’enquête prospective a été réalisée séparément auprès des étudiants et des personnels administratif et pédagogique». Reposant sur un échantillon assez représentatif des trois sous-groupes étudiés, cette enquête a révélé que l’habitude tabagique concerne presque 24% de la population universitaire dans son ensemble et qu’elle s’est installé en fait dès l’adolescence chez la plupart des personnes interrogées, à savoir 35% pour celles de sexe masculin et 6% pour celles de sexe féminin. Le croisement des différentes variables retenues dans l’analyse donnent un éclairage certain sur les habitudes tabagiques de la communauté universitaire en fonction des caractéristiques de chaque sous-groupe de la population étudiée. Ces données statistiquement significatives pour le cas algérien se recoupent parfaitement avec celles d’une enquête similaire réalisée ces dernières années dans une université marocaine, avec pour le même rapport 36,2% d’hommes et 6,59% de femmes de consommateurs. Les jeunes chercheurs universitaires noteront entre autres à ce propos que «les résultats du test de la dépendance physique à la nicotine (test de Fageström) indiquent que cette accoutumance survient après plusieurs années de tabagisme actif, ce qui permet, feront-ils encore remarquer, de faire la part des choses sur l’appréciation du phénomène par rapport aux étudiants des deux sexes, aux employés et aux enseignants. La même enquête, dont un volet a porté également sur les tentatives de sevrage, a révélé que «la majorité des fumeurs ont tenté d’arrêter de fumer au moins une fois dans leur vie», un élément d’appréciation de taille qui a incité ses initiateurs à sensibiliser les jeunes étudiants quant aux méfaits de la cigarette sur la santé tout en insistant particulièrement sur la nécessité d’une stratégie de lutte efficace pour faire face à l’évolution incontrôlée du tabagisme actif en milieu universitaire. Un seul regret exprimé à la décharge des jeunes chercheurs, le fait qu’une telle enquête n’ait malheureusement pas abordé la relation de la consommation du tabac avec celle des autres substances toxiques, telles que drogues, psychotropes, alcool… A. Abbad
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