Sidi-Belabbes - Revue de Presse

ENIE de Sidi Bel-Abbès



Le président et deux délégués du CP en grève de la faim Le président du comité de participation de l’ENIE de Sidi Bel-Abbès observe, depuis hier samedi, en compagnie de deux délégués du personnel, une grève de la faim illimitée. A travers cette action, le président du CP proteste contre «une certaine forme de marginalisation et de rejet» dont il ferait l’objet de la part de la nouvelle équipe dirigeante de l’entreprise et son remplacement, au pied levé, par son prédécesseur, rappelé au poste. Dans une lettre adressée au directeur général de l’entreprise, le protestataire ne manquera pas de rappeler certaines dispositions réglementaires en sa faveur pour demander aux responsables compétents de le rétablir dans tous ses droits avec «la reconnaissance inconditionnelle de (sa) qualité de président unique du CP», acquise, selon lui, en toute légitimité, depuis son élection le 28 mai dernier, par les représentants du personnel des différentes filières de l’ENIE.Bon nombre de cadres et de travailleurs de l’ENIE estiment qu’après le départ de l’ancien P-DG et d’une partie de son staff dirigeant, le contrôle de cet organe n’a de cesse de générer des conflits internes à répétition. Cette situation de crise ainsi créée par deux groupes rivaux se disputant le leadership finira par inciter les services de l’inspection du travail à intervenir fréquemment dans le conflit pour tenter «d’atténuer les interactions des uns et des autres et parachever la mise en place et le bon fonctionnement de cet organe de participation». Mais entre-temps, un élément nouveau apparaît sur la scène: l’ancien président du Comité de Participation est reconduit à son poste par un grand nombre de délégués du personnel convoqués à une nouvelle assemblée générale élective, boudée par les trois grévistes et d’autres membres qui ont préféré «s’absenter pour se faire l’économie d’une énième crise dans les rangs de cet incontournable partenaire social»... Cependant, pour le président «réélu», sa reconnaissance ès qualité reste encore à ce jour suspendue à un point de procédure, à savoir le retrait de confiance au titulaire du poste qui s’en tient toujours à sa légitimité pleine et entière. Saisis par l’un des partenaires sociaux, les services de l’inspection du travail estiment pour leur part que «l’observation de cette formalité réglementaire est de rigueur», faute de quoi «la saisine de la juridiction compétente reste toujours de mise» pour l’une ou l’autre partie en conflit. Cette alternative ne semblait pas bien séduire le président protestataire qui a fait montre, hier, de sa détermination de poursuivre sa grève de la faim.
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