Sidi-Belabbes - Revue de Presse

En «visite privée» à Sidi Bel-Abbès



Djaballah conseille de voter contre… la liste d’El Islah Lors d’une visite présentée comme ayant un «caractère exclusivement privé», le désormais ex-chef du parti El-Islah, Abdallah Djaballah, aura décidément surpris tout son monde, dimanche dernier à Sidi Bel-Abbès… Il a donné pas moins comme consigne à ses partisans de voter contre la liste des candidats d’El-Islah aux prochaines élections législatives. L’information, confirmée le soir même par les propres sympathisants de l’ancien leader islamiste convoqués spécialement à cette rencontre organique informelle, n’a pas manqué de soulever une grande indignation dans les milieux politiques locaux, particulièrement au sein du parti El-Islah. Le docteur Saïd Belhimer, membre du bureau national d’El Islah, issu du dernier congrès, s’est montré très consterné par les propos de Djaballah, d’autant plus, dira-t-il, qu’ils ont été tenus dans la ville même de Sidi Bel-Abbès qui compte dans ses rangs un grand nombre de membres fondateurs. Interrogé sur cette sortie devançant le lancement officiel de la campagne électorale, «à une période où tout acteur politique est soumis à une obligation de réserve et se doit donc de respecter les règles de la démocratie», il déclarera: «Je trouve complètement immorale l’attitude de cet ex-responsable du parti qui vient aujourd’hui, fait rarissime dans les annales des partis politiques, de lancer à partir de Sidi Bel-Abbès une véritable chasse aux sorcières contre les militants de son ancienne organisation qui a fini par l’exclure définitivement de ses rangs.» Contacté par téléphone, l’un des partisans de Djaballah, ancien cadre du parti exclu par le congrès, s’est refusé de faire tout commentaire en ce qui concerne l’appel au boycott ou au vote contre la liste des candidats d’El-Islah, pour la simple raison, soulignera-t-il, que «le groupe de partisans restés fidèles à la ligne du cheikh ne reconnaît pas leur existence… Lors des prochaines élections, une stratégie spécifique est déjà arrêtée à notre niveau pour accorder notre soutien actif, non pas à des formations politiques, mais à des personnalités qui portent comme nous un projet de société islamique.» Comment se présente l’avenir politique du leader déchu et de ses fidèles compagnons d’infortune? Difficile de l’imaginer, d’autant que le recentrage opéré ces derniers mois dans ce mouvement politique par les partisans de Boulahya semble gagner les faveurs des ‘islahistes’ modérés. Moins de deux mois après avoir été destitué de son poste, l’ancien président du parti El-Islah n’en finit toujours pas de manger son pain noir sur la scène politique nationale. A son arrivée à Sidi Bel-Abbès, une terrible nouvelle lui a été annoncée par ses pairs: la liste de ses candidats qui se sont présentés sous la bannière du mouvement national pour la nature et le développement a été rejetée par l’administration.   
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